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Seconde partie.
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/{86 THÉORIE FONDAMENTALE.

Pour distinguer les genres, on adopte relativementaux espèces, une marche semblable, et lon obtient decette manière les caractères génériques qui ont encoreune grande valeur, quoiquils soient inférieurs aux pre-miers.

Enfin, pour établir une espèce, on cherche dans lesindividus les traits qui séparent cette espèce de cellesdu même genre, et ces traits sont les caractères spéci-fiques , lesquels sont presque toujours des caractères dela végétation, qui sont isolés et nont que peu de valeur.

Une conséquence de la constitution des familles, desgenres et des espèces, cest que dans un groupe ou dansune série donnés , la valeur dun caractère quelconque croîten raison directe du nombre de genres , d'especes ou d'indi-vidus dans lesquels le caractéi'e se manifeste. Mais commechaque famille a une physionomie qui lui est propre ; quepar cette raison les traits dominans ny sont pas les mêmesque dans les autres familles ; que telle modification y af-fecte plus ou moins de constance, selon que les genresse groupent ou senchaînent ; et que les genres et les es-pèces donnent lieu à des observations tout-à-fait sem-blables ; il est certain que si Ion veut suivre avec rigueurles lois de l'analogie dans la classification des plantes , ilfaut renoncer a lidée séduisante , mais fausse , d'une gra-dation fixe de valeur dans les caractères.

Linsertion des étamines, si importante dans les Renon-culacées, les Rosacées, les Crucifères , na plus du toutla même valeur dans les Saxifiagées, les Rhodoracées,les Liliacées.

Terminologie .

On emploie un substantif pour désigner chaque partiedes plantes dans laquelle on reconnaît ou lon soupçonnedes fonctions particulières, et un adjectif pour indiquer