de i’A stronomie. 15?
Après avoir acquis toutes les connoissancesastronomiques qu'on peut puiser dans les li-vres , il reconnut qu’on avoir négligé dansroutes les observations,de tracer une bonne mé-ridienne. II falloir pour cela avoir un gnomon oustile extrêmement élevé, qui marquât le puisagedu Soleil par le méridien. II y en avoir un d Bou-logne , dans l’Eglise de Sainte Pétrone , qu’uncertain Pere Dante avoir construit en 1575,qui n’étoit point exact. En 165 3 j on fit des ré-parations si considérables à cette Eglise , qu’onfut obligé de détruire le gnomon. Caffïni pro-posa d’en faire un autre , & sa proposition futacceptée. A la hauteur de quatre-vingt-troispieds, il plaça horisontalement une plaque debronze percée d’un trou circulaire d’une pou-ce de diamètre , qui donne tous les jours d midil’image du Soleil fur une méridienne qu’il avoirtracée dans l’Eglise.
La premiere observation qu’il fit par lemoyen de ce gnomon , fut l’entrée du Soleildans l’Equateur d l’équinoxe du Printems. 11détermina ensuite , plus exactement qu’on nel’avoit encore fait, l’obliquité de l’écliptique.Tous les Astronomes l’estimoientde 13 dégrés,30 minutes, 8 c il trouva qu’elle étoit de 25dégrés, 28 minutes, 30 secondes. II connutpar-là que la demi~distance des foyers de l’el-lipse que la Terre parcourt , étoit moindreque Kepler ne savoir cru ; que les réfractionscle la lumière avoient plus de quarante-cinqdégrés d’clévation , contre le sentiment de Ty-cho - Brahé , qu’elles s’étendoienr même jus-qu’au zénith , & que le mouvement de la Terre( ou du Soleil ) étoit inégal.