i6o Histoire
Ces nouvelles connoistances changèrent pres-que tous les élémens de la théorie du Soleil ,& découvrirent bien des défauts dans les Ta-bles astronomiques qu’on avoir. Cajjini en cal-cula de nouvelles d’après ses découvertes, & lespublia en 1661. En calculant ces Tables , cegrand Astronome ne négligeoit point ses obser-vations. II avoir les yeux perpétuellement fixésau Ciel. Une connoistance qui lui tenoit sur-tout au cœur, c’étoit celle de la nature de labande lumineuse qui entoure Saturne. Hévè-lius , quoique très habile observateur , n’avoitpu deviner cette énigme , quoiqu’il eût déter-miné les retours périodiques des mêmes pha-ses. Cependant Cafiìni crut enfin pouvoir astu-rer, que cettejplanete étoit entourée d un cslainde satellites, qui produisoit toutes ces appa-rences. II se trompoit.
Htighens , par le secours d’un relescope qu’ilavoir fait lui - même , découvrit que Saturneéroir environné d’un corps plat, en forme d’an-neau incliné au plan de son orbite & toujoursparallèle à lui-mcme. La maniéré dont il ex-plique par-là fous les phénomènes, ne permetpas de douter de l’existence de cet anneau. Cefut en ,6; z qu ’Hugheris fit cette découverte.Caffìni fut un des premiers à la reconnoître & àdonner mille louanges à Htighens. Cet Astrono-me en fut flatté; & comme rien n’enflammeplus l’émulation que la justice qu’on rend aumérite , il s’appliqua avec une nouvelle ar-deur à observer. II fut bientôt récompensé deses soins. A la fin de la même année , il dé-couvrit que Saturne avoir un satellite dont ilfixa la révolution à près de seize jours.
L’attenûon