170 Histoire
Bien convaincu que ce mouvement ne pou-voir être qu’apparent, il se rappella que Roë-tner>de l’Académie des Sciences de Palis, &éleve de Picard , avoir reconnu, avec le grandCafjwi j que la lumière du Soleil , pour venirjusqu’à nous , a un mouvement progressif ; deforte qu’elle emploie sept minutes du Soleil àla Terre : c’en fut assez pour rendre raison deFapparence du mouvement des Etoiles du Midiau Nord. 11 comprit- que cela clépendoit dumouvement de la lumière comparé à celui dela Terre. En effet, q'u’on observe une Etoile ,,le rayon de lumière qui la rend visible, doit larendre aussi visible lors du mouvement de laTerre, jusqu’à ce qu’un autre rayon de lumièresoir venu au Spectateur dans l’endroit où il setrouve actuellement. Mais comme la Terre estemportée dans son orbe , la Spectateur a chan-ge de place : il doit donc voir l’Etoile à deuxendroits différons , puisqu’il la voir par deuxdifférens rayons.
Certe découverte fur accueillie comme elleméritait de l’être. Bradlty en conclut qu’enobfervarit de nouveau le Ciel avec une assi-duité constante , il y avoir lieu d’efperer deconnoître mieux les mouvemens des Astres. 11ferenferma dans son Observatoire; & fans sepermettre presque le moindre repos, il épiatous les mouvemens de l’orbe céleste.
Tandis qu’il étoic occupé aux recherches lesplus délicates, les Astronomes François étoiencdivisés entre la mesure du dégré du Méridienfaite par Snellius , & celle du même détermi-née par le P. Rìccioli. 11 y avoir pourtant unegrande différence entre ces deux mesures j, mais