ìoS Histoire
courses & leurs conquêtes. Malgré les effortsde très savans hommes, pour connoître leur na-vigation , une obscurité impénétrable envelopece point important de l’Histoire. On nous aseulement appris que les Caldéens inventèrentun instrument pour observer les astres, qu’ilsappelleront Bâton de Jacob 3 &c qu on a nommédepuis Arbalète. Us prenoient avec cet instru-ment la latitude ou la distance à l’équateur dulieu où le navire étoit. 11s mesuroient ausii lechemin du vaiíleau. 11s avoient ajusté pour ce-la à côté du navire, une roue garnie de vannes ;de maniéré que l’eau, en coulant le long dunavire, frappoit ces vannes, &c selon qu’elley couloir avec plus ou moins de vîteííe , ellefaifoit tourner plus promptement cette roue.Pour connoître le nombre de ses révolutions,on avoir placé une autre roue que celle-ci fai-soit mouvoir. Cette seconde roue étoit rem-plie de cailloux, qui tomboienr à mesure que laroue tournoit ; chaque révolution en donnoitun. Sachant ensuite par expérience, combienil falloir de révolutions de la roue pour faireune lieue, ce qu’on connoiísoit par le nom-bre de cailloux , on avoir les premiers termesd’une réglé de proportion qui devenoient lesfondemens perpétuels de l’estime du sillageou de la vitesse du navire.
Ces inventions, quelqu’imparfaites qu’ellessoient, étoient, sans contredit, très ingénieuses.C’étoit déja des moyens propres à entreprendrede longues navigations. Mais comment les an-ciens faisoient-ils pour diriger la route de leurnavire ? Les mémoires manquent absolumentà cet égard. On ne connoît pour cela que l’u-