de ia Navigation. 107nsieres voiles furent de différentes matières:on leur donna presque toutes sottes de figures.
On en fit de rondes , de triangulaires & dequartés : on les peignit aufli de diverses cou- *leurs. Les voiles de The/ée quand il passa enCrete , étoient. blanches ; celles d'Alexandrecroient peintes ; & la superbe Cleopâtre en avoirde pourpre à la bataille d’Actium. On plaçoicles voiles les unes fur les autres, & avec cessecours 011 gagnoit le large , mais cetoit tou- 'jours fans perdre les côtes de vue. On s’arrê-toit la nuit.
Les Sidoniens furent les premiers qui osèrentnaviguer au milieu des ténèbres. Strabon , quinous aprend cela, ne dit point comment ilsfaifoient. Les astres leur fervoient-ils de guide ?
C’est ce qu on ignore. Ce qu’il a de certain »c’est qu’on doit aux Phéniciens l’art de naviguerpar le secours des astres. Ces peuples s'imagi-nèrent qu’il y avoit du côté du nord des étoilesqui paroiííoient toujours vers le même endroitdu ciel, Sc ils pensèrent, avec raison, qu’ellespouvoient servir à s’orienter. Ils fe servirentd’abord de la grande ourse ou du grand char-riot. Thaïes ayant reconnu que la petite ourseou le petite chariot étoit encore plus fixe quel’autre, conseilla aux Grecs de faire usage decelle-ci : mais on ne suivit point ce conseil.
Les Phéniciens parcoururent ainsi toute la ————-méditérannée. L’inspection seule de la grande^^^ourse suffisoit pour les faire reconnoître. Celaest admirable : mais le merveilleux est bienplus grand, lorsqu’on voir ces, peuples fe ré-pandre fur toutes les mers, les couvrir de flottesnombreuses , Sc s’y rendre célébrés par leur$