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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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>. i<? Histoire

sent, & l’observation est fausse. M. Hcok , ha-bile Mathématicien Anglois, jugea de-là quela perfection d’un instrument pour observer lesAstres fur mer, consistoit en ce que l’Astre ScThorifon ne se désunissent pas pendant l'obser-vation. Quoique cela parût extrêmement diffi-cile, à cause du tangage & du roulis du Vaisseau,il crut qu’avec des miroirs on pourroit procu-rer cette réunion. MM. Street , Newton Sc Hal-ley goûtèrent cette idée , & proposèrent desmoyens de la mettre à exécution. On commen-ça à croire que la chose n’étoit pas impoffible ,comme on l’avoit presque assuré d’abord. En-couragés par cette espérance , M. Iladley , sa-vant Anglois , entreprit enfin de construire uninstrument avec des miroirs. 11 prit d’abord leQuart astronomique; & comme en ajustant unmiroir fur le centre de ce Quart & un surl’a-lidade, mobile à ce centre, les degrés furentdoublés par la réflexion de la lumière , il ré-duisit ce quart à la moitié , c’est-à-dire à qua-rante-cinq dégrés , qui est la huitième partiedu cercle. Ce ne fut donc plus un quart astro-nomique , mais un Octant , qui est le nom qu’ona donné à cet instrument.

11 y a eu peu d’inventions mieux accueilliesque celle ci. Elle charma tour le monde. LesMathématiciens en firent les plus grands élo-ges , Sc les Marins encouragés par ce sussrage ,crurent devoir s’en servir. On trouva cet Octantbien supérieur au Quartier Anglois : niais lespersonnes difficiles, ou qui examinent fans pré-vention , cnûent qu’on pouvoir encore fairemieux. M. de Fouchì , en France , imagina unautre Octant, où il appliqua ure Lunette ; ce