de ia Navigation. 227une autre méprisée,qui étoit échappé à M. Hu-ghetn , il donna la véritable réglé qu’il falloirfaire pour déterminer la dérive.
La Théorie de la Manœuvre du ChevalierRénauí'e trouva ainsi absolument fausse. Pour ysuppléer, Bernoulli composa une sublime théo-rie qui parut en 17,4, sous ce titre modeste:Bjjdí d’une nouvelle Théorie de la Manœuvre desVaisseaux. La matière y étoit traitée en grand,& avec cette sagacité qui caractérisait la solu-tion qu il donnoit des questions les plus épi-neuses. C’étoit des principes généraux, desrégies générales par lesquelles rl déterminenttous les mouvemens du vaisseau, fans entrerdans le moindre détail de pratique. 11 regar-dent l’appHcation de toutes ces réglés, commel’affaire de la patience & du rems j & ce grandhomme ne s’amusoit point à des calculs ou desdépouillemens qui dépendoient d’une décou-verte. Dès qu’il avoir fait cette découverte, ilfongeoit à une autre, & laifïoit à des Mathéma-ticiens du second ordre le soin de les analyser.
Ce ne devoir pas erre l’ouvrage d’un Ma-thématicien aussi habile que M. Pitot. Néan-moins son zele pour le bien public, Lc l’impor-tance de la matière , engagerent ce Savant Xréduire en pratique la Théorie de Bemoullì.11 travailla donc d rendre sensibles les réglés dela nouvelle Théorie , & calcula des tables poure n faciliter la pratique. U enrichit aussi cettethéorie de beaucoup de choses neuves , & for-ma un ouvrage où ses connoilïances géomé-triques &c son esprit d’invention brilloient éga-lement. 11 fut imprimé en 1731 , fous le titrede Théorie de la Manœuvre des Vcufjeaux ré -
P ij
1714.