rr8 Histoire
duite en pratique , ou les principes & les régiespour navigerle plus avantageusement qu’il ejlpos-sible.
Excité par l’exemple de M. Pitot j sans avoirla même capacité, j’ai voulu moi - même en1743, mettre la théorie de la manœuvre à laportée des Pilotes. Je composai donc uneThéo-rie plus íitnple que celle de M. Pitot Sc dé-barrassée de calculs algébriques qui se trouventfréquemment dans cette derniere. Je remar-quai même en travaillant que dans cet Ouvrage& dans celui de M. Bernoulli , il y avoir deuxsuppositions, néceílaires à la vérité pour sou-mettre à des démonstrations géométriques lesrégies du mouvement d u vaisseau, mais queles marins ne vouloient point absolument ad-mettre. Ces suppositions fout, i°. que la vi-re stè du vent est infinie à l’égard de celle duvaisseau*, z n . que la caréné ou la coupe du vais-seau à fleur d’eau est un segment de cercle. Jetâchois donc de ne point admettre ces deuxsuppositions dans le livre que je méditois ; Scaprès avoir réduit à des démonstrations fortiimples les réglés de la manœuvre , je publiaimon travail en 1745 > lotis le titre de NouvelleThéorie de la Manœuvre des Vaisseaux , à laportée des Pilotes . C’est un petit livre fort élé-mentaire , & que je donnai lans prétention. IIeut cependant quelques critiques légeres , aux-quelles j’ai répondu.
C’est ainsi que l’art de soumettre les mouve-ments du vaisseau á des loix , prit naissance Scqu’il se développa. La régie pour déterminerla dérive ctant connue , on a pu résoudre dansles ouvrages qui ont été composés fur cet art»