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Les Anciens avoient fait là-deflus des rai-sonnemens qui répondoient parfaitement à ceuxque j’ai exposés d’après eux fur la vision. Epi-cure diíoit que les principes 'des Corps n’a-voient aucune couleur, & il avouoit qu’il n’ensavoir pas davantage. Pythagore appelloit cou-leur la superficie des corps j & Empedocle don-noit ce nom â ce qui est convenable aux con-duits de la vue. Zenon peu content de toutesces explications , soutenoit que les couleursfont les premieres configurations de la ma-tière.
II est surprenant que des personnes aussi sen-sées que ces Philosophes , ne s’appcrçulfent pasque c’étoit des mots & non des explications.Platon le comprit bien , & donna des couleursune espece de raison. Elles font formées, dit-il,par une flamme qui fort des corps & dont -lesparcelles font impression fur la vue. 11 falloirsuivre cette idée , qui auroir pu procurer quel-que clarté fur la cause des couleurs ; mais Aris-tote , disciple d e Platon , qui n’adoptoir que sespropres idées , après avoir dit, comme on l’îtvu , que la lumière est lactédu transparent,entant que transparent, voulut que la couleur fûtce qui meut le corps actuellement transparent.H étoit naturel qu’on demandât à Arijlote cequi meut le corps actuellement transparent jmais il répondent que c’est la couleur, c’est-à-dire qu’il disoit que la couleur est la couleur,ou que ce qui meut le corps actuellement trans-parent , est ce qui meut le corps actuellementtransparent : ce qui est un cercle de logique Ô£un pur jeu d e mors.
Aussi le S Disciples de cet homme célébré