*5° Histoire
comprirent qne certe définition n’étoit pas re-cevable. Quoiqu’aveuglcment dévoués à ia doc-trine de leur maître , ils estimèrent pourtantconvenable de donner une autre définition dela couleur. Ils dirent donc que la lumière & lescouleurs dans les sujets qu’on nomme lumi-neux , font des qualités tout-i-fait lemblablesaux sentimens que nous avons à leur occasion ,que quelques-uns même font naître de leur mé-lange , du chaud , du froid , du sec & de l'hu-mide. Cela ne signifient rien , maïs les Aristo-téliciens n’étoient pas moins contents de cettedéfinition. Ils avoient même imaginé un beauraisonnement pour réduire au silence ceux quiexigeroiem quelque chose de mieux. Ce rai-sonnement étoit tel. II seroit impossible que lescorps lumineux causassent en nous les senti-ments qne nous éprouvons , s’ils n’avoient eneux quelque chose de semblable à ce qu’ilsnous font sentir , puisque rien ne donne cequ’il n’a pas. Donc , &c. On comprend bienla force de cet argument ; mais'on ne voir pasqu’on nous apprenne par-là en quoi consistentla lumière & les couleurs. On n’en savoir pasdavantage dans le seizième siecle ; & on vou-lut pourtant expliquer les couleurs de l’arc-en-ciel, ou pour mieux dite donner la raison quipou voie produire en nous la sensation des cou-leurs , lorsque les rayons du Soleil traversoiencobliquement les goûtes de pluies répanduesdans Pair.
On observa d’abord que l’arc-en-ciel croieformé par les rayons du Soleil , qui aprèsavoir choqué des goûtes de pluie ou de va-peurs , croient renvoyés.dans un certain ordre.