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point de vue , on voie des choses fort agréablesqui, regardées de près, font extrêmement dif-formes. On peut même voir des objets différensde ceux qu’on a destinés, tels que la figure d’unanimal ou d’un satyre , au lieu de l’image d’unebelle personne qu’on a tracée.
C’est ici en quelque façon la premiere par-tie de la perspective curieuse. II s’agit dansla seconde de distoquer ou de former sur unplan horisontal une figure qui, réfléchie surun miroir cilindrique , ou conique, ou pira-midal, posé de bout sur ce plan, paroiste dansson état naturel.
On ne connoit point celui qui a inventé l’artde déformer ainsi les objets. Ou peut présumerque le hazard en a donné la premiere idée. Eneffet un tableau transparent éclairé par le soleilest projetté sur une surface opposée d’une ma-niéré très difforme j de forte que pour parve-nir à savoir quelle devoir être la situation del’œil afin de faire disparoîrre cette difformité ,il ne s’agistòit que de copier cette déformation.Ceci est une simple conjecture , car Simon Sce-vin , qui a écrit le premier fur cette perspecti-ve , dans le dernier siecle, ne nous apprendrien à cet égard. Gaspard Schot en a ensuitetraité dans la Magie universelle 3 fous le titrede Magie Anamorphotique. Le P. Dubreuil &O^anam en ont austi parlé. Enfin au commen-cement de ce siécle , Jacques Leopo{d , fameux;Mécanicien , a inventé deux machines aveclesquelles il déformé les images, l’une pour lesmiroirs cylindriques, & l’autre pour les mi-roirs coniques.
Le. hazard procura encore dans ce temps là
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