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ve , par les réglés de l’équilibre, la cause de laproportion constante, qui est entre les sinus desangles d’incidence, & ceux des angles de ré-fraction.
Cela est très ingénieux, mais il reste tou-jours à prouver que l’eau résiste plus au mou-vement de la lumière que l'air. M. Carré , del’Académie Royale des Sciences de Paris , crutque la cause immédiate de la réfraction étoitun certain fluide contenu dans les corps. C’é-toit là une conjecture vague : elle frappa ce-pendant un grand Physicien moderne. M. deMaìran ( c’est le nom de ce Physicien ), persua-dé que les parties propres des corps ne peu-vent causer la réfraction, crut qu’elle devoirctre produite par un fluide très subtil qui rem-plit les pores des corps & forme même autourdeux une espece d'athmosphere. Or, ce flui-de s’oppose au mouvement de la lumière & ladétourne de son chemin. Plus il y a de fluidedans un corps réfringent, plus la réfraction estgrande. Ainsi le verre réfracte plus la lumièreque l’eau , parceque le verre contient une plusgrande quantité de ce fluide que ce derniermilieu ; de forte que la proportion de ta réfrac-tion fuit celle de la quantité de ce fluide dansun milieu réfringent.
Cependant Dejcartes, après avoir tâché d’ex-pliqner la cause de la réfraction, en examinales effets. 11 pensa avec Domìnìs , qu’elle pro-duisoit les couleurs de l’Arc-en-ciel : mais ildévelopa bien autrement ce météore. Le Phy-sicien d’Italie, n’avoit ni expliqué l’Arc-en-eiel extérieur, yr rendu raison de la grandeur