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y avoir un rapport entre les sept couleurs & lessept tons de musique. Ce rapport est tel : ]a ré-frangibilité du rouge répond â Mut ; celle del’orangé, à fi; celle du jaune à la ; celle duverd, à Jol ; celle du bleu ,ìfa ; celle du pour-pre , à mi , & celle du violet, à ré.
Cette découverte fut très accueillie de tousles Physiciens. Un Jésuite doué d’une imagi-nation fort vive, en fut même si enchanté,qu’il crut qu’en la développant il étoit possi-ble déformer une théorie des couleurs , commeune théorie de musique. Ce Jésuite est le fameuxP. Caftel. 11 forma dans cette vue un ordrediatonique ou naturel, Sc un ordre chromati-que. D ms le premier, il établit que le bleurépond à ut ; le verd, au ré; le jaune, au mi;le fauve, au fa ; le rouge, au sol; le violer, aula ; le gris, au fì; le bleu , à l’ui : & dans Tor-dre chromatique, le P. Cafte! prétend que lebleu répond à l 'ut; le céladon, à l 'ut diezejle verd , au -é; Toíive , au ré dieze ; le jaune,au mi, le fauve , au fa; le nacarat, au fa dieze ;le rouge, au sol ; le cramoisi, au sol dieze; leviolet, au la ; l’agathe, au la dieze, & le gris,au fi.
Tout cela est avancé fort légèrement & íans
Í neuves. Le rapport établi par Newton entrees tons & les couleurs , ctoit presque démon-tré, aulieu que ces ordres diatonique & chro-matique du P. Caftel, ne font fondés que furune estime. Un Géomètre ne se seroit pointcontenté si aisément: mais l’esprit du P. Caflels’échappoit fur la moindre vraisemblance , 8cluifaisoit souvent préférer le brillant au solide.Aussi sans autre examen, ce Jésuite, d’après