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cette espece de théorie des couleurs , imaginadeux choses qui lui parurent merveilleuses: cefut un Cabinet de coloris , Sc un Clavecin ocu-laire.
Le Cabinet renferme tons les degrés ou tein-tes des couleurs qu’il peint fur des cartes. IIforme d’abord neuf bandes très foncées en cou-leurs , suivant cet ordre : bleu , céladon , verd ,olive , fauve , nacarat, cramoisi , violet & aga-the. Cela forme, selon lui, le premier degréde coloris. A côté de ces bandes il en mecd’autres de mème couleur, mais moins fon-cées. 11 en met encore de fuite toujours plusclaires, jusqu’à ce qu’il parvienne au blanc.Cet assemblage dorine cent quarante cinq de-grés de couleurs pures, dont le nombre ne peutêtre ( suivant le P. Castel ) ni plus grand nimoindre dans tous les ouvrages de la nature &de l'art. Un homme quiauroit l’œil fin , pour-roit distinguer par-là les accords des couleurs,les fixer & composer un tableau en couleurs ,comme un Musicien compose une piece à troisou quatre parties. C’est toujours une préten-tion du P. Castel. Pour rendre cette composi-tion plus facile , cet Auteur a imaginé un Cla-vecin oculaire.
C’est un instrument formé par une table futlaquelle est élevée une espece de théâtre avecdes décorations. Sur le devant de cette table estun clavier, dont les touches répondent à ces dé-corations. Lorsqu’on touche sur le Clavier, onu’entend pas des sons, mais on voit des cou-leurs- de forte qu’on fait des accords de cou-leurs comme des accords de sons. 11 ne fau-droir pas aller plus loin. Ce n’étoit pas là le