de t A Mf.c h anique. r.8zplier avec des cordes qui se bandoient com-me des moulinets. C’eíí en se débandant, queces pieces de bois lançoient les javelots. CetAuteur donne une description plus claire d’ti-ne autre Machine des Anciens, inventée parles Carthaginois, connue fous le nom de Belier ìparcequ’elle avoir la figure de cet animal. Unegrosse poutre ferrée par les deux bouts , à l’undesquels étoit la tête d’un belier , & suspenduepar deux chaînes , ou posée sur des rouleaux ,formoit toute la machine. Par l’un ou sautremoyen on la mettoit en mouvement & on lalaissoit tomber contre les murailles pour lesabattre.
Ce furent ici les derniers ouvrages des An-ciens fur la Mcchanique. Dans le premier fie-cle de l’Ere chrétienne la nature se reposa & ne \ loo nnSproduisit que des hommes fort stupides. La Mé- après J. C.chanique fut délassée comme les autres Scien-ces. Elle ne renaquit que douze cens ans après jencore ses commencements furent si faibles,qu’il sembloit qu’elle paroissoit pour la pre-mière fois. On commença par commenter lesquestions méchaniques & Aristote. , & à ajouterà ses mauvais raisonnemens , desraisonnemensplus pitoyables encore. Ainsi pour expliquer ,par exemple , pourquoi une pierre se meutquand on la jette , on disoit qu’elle est pous-sée par Pair qui la suit par derriere. La pesan-teur des corps dépendoit d’un certain appétitque les corps ont à se réunir au centre de laterre ; & l es uns & les autres croient douésd une qualité propre quoiqu’occulte , de fymouvoir. 1 1
Rien n’étoit moins satisfaisant. Cependant