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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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DE IA MechANIQUE. 187ehanique de tanc de découvertes, qu’elle chan-gea entierement de face. 11 posa premierementle principe fondamental de la Méchanique ,qu’aucun Méchanicien n’avoit pas même en-trevu ic’estque ce qu’on gagne en force , on leperd en tems. De-là il conclut que les Machi-nes les plus simples font les meilleures, parce-que i°. il y a plus de tems perdu dans les ma-chines composées , l’eft'ort de la puiíïance fecommuniquant plus lentement au poids ou ala résistance qu’elle veut surmonter. z°. Parce-que cet effort est diminué par les frottemens.

On enseignoit alors dans les Ecoles la doc-trine d’ Aristote , & on soutenoit d’après lui ,que les vitesses des corps croient proportion-nelles au poids. Galilée étant Profestèur enriJniversite de Pise , étoit comme obligé desuivre , ainsi que les autres Professeurs , la doc-trine reçue dans 1 Universités mais il jugea,avec raison, que cette efpece d’obligation nedevoir s’étendre qu’à des choses vraies, ou quipassoient pour telles j & cet axiome d 'Arifiote ,que les vitesses font proportionnelles aux poids,lui parut une grande erreur. On fe moqua d’a-bord de Galilée. Quoique le raisonnement qu’ilfît aux autres Profesteurs pour prouver la mé-prise à' Aristote fût très convaincant, on en rit.L’axiome en question leur paroissoit d’une évi-dence extrême. Galilée appella de leur juge-ment à l’expérience. En présence des personnesles plus distinguées de Pise , il laissa tomber d u,haut d U dôme de l’Eglise •> des corps de pesan-teur très inégale , mais presque de même vo-lume , & tout le monde vit qu’il n’y avoit pres-que pas de différence aux tems de leur chute,

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