DE tA MeCHANIQUE. Iffsonne. Deux Mathématiciens illustres crurentcependant qu’on pouvoir déterminer les centresd oscillation d’une maniéré plus simple & plusévidente. Jacques Bernoulli & le Marquis deLhop'uai donnerent chacun une autre solutionde ce problème, qui ne servit qu’à confirmer lcprincipe d ' Hughens.
l laté de ce succès , ce savant homme voulutapprofondir une autre question de Méchaniqueque Gahlée &c Defcartes avaient ébauchée ; c’é-toir de trouver la force centrifuge d’un corps.On appelle ainsi la force par laquelle un corps
3 ui se meut autour d’un centre, tend à s’écartere ce même centre. L’exprefiìon de cette forcedépend de la grandeur de la courbe que le corpsparcourt, & de la vitesse avec laquelle il la par-court. Or Hughens démontra que i°. si descorps de même poids décrivent des cercleségaux avec des vitesses inégales leurs forcescentrifuges font comme le quarté des vitesses.i°. Si les mêmes corps décrivent avec la mêmevitesse des circonférences inégales , leurs for-ces centrifuges font comme les rayons; & engénéral quelles que soient & les cercles que|es corps décrivent & la vitesse avec laquelleds la décrivent , les forces centrifuges de cesc orps sont en raison composée du quarré desvitesses & de la raison inverse du quarré desrayons.
De ces réglés ce grand Méchanicien conclutqu’un corps qui circule dans un cercle avec unevitesse égale à celle qu’il auroit acquise en tom-bant par un mouvement uniformément accélé-ré de la hauteur du demi rayon , auroit une for-ce centrifuge égale à sa pesanteur.