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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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DE U M f. CHANIQÛE. 309grande que celle de la corde & de la ceinturéprises ensemble. Mais quand lliomme plie sesgenoux, il faut que la corde s’étende, ou quellerompe : & comme le premier cas ne peuravoir lieu, c’est le second qui arrivenécelsai-rement.

On rend encore raison par la théorie de Bo-relli de ces efforts extraordinaires qui dépen-dent uniquement de la constitution propre ditcorps humain , tels que ceux qui, au rapportde Desaguliers j ont étonné toute l’Angleterre.Un homme , par la feule force de ses doigts,rouloit un grand plat d’étain , qui étoit trèsépais : il brìí'oit le fourneau d’une pipe , entreson premier & son second doigt: il élevois,avec íes dents , une table longue de six pieds ,à l’extrémité de laquelle étoit attaché un poidsde cinquante livres, &c.

Tous les Méchaniciens goûtoient des satis-factions infinies , en considérant ainsi les forcesdes animaux en général, & celles de l’hommeeja particulier. Ils calculoient avec plaisir lesforces des uns & des autres, lorsqu’un Savantv int troubler leur joie , par une question surf estimation de la force. On croyoit alors que laforce étoit proportionnelle à la vitesse. Ce 5a-vant prétendit qu’elle ne l’étoit qu au quarré defa vitesse. C’est le célébré Leibnìc Son nom 6csos raisons donnerent un cours rapide à cetteopinion. Elle eût presque en naissant des Par-tisans 8c des Critiques dans tout l’Univcrs. Ellesot adoptée sur-le-champ en Allemagne , reçuefavorablement en Italie, examinée en France ,&C absolument méprisée en Angleterre. Les Sa-vans de Londres n’aimoientpas J^cibnh ^ , par-

1700.