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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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zo8 Histoire

cequ’il vouloic partager avec Newton Tinven-,tion du calcul différentiel. Ce n’étoit pas-làfans douce un motif raisonnable pour manquerd’égards au sentiment de ce grand homme, quiméritoit toutes sortes d’attentions. La maniérémême dont il c toi t présenté étoit très sédui-sante. Voici en en effet comme il exposoic lachose.

Dans la force d’un corps , il faut distinguerdeux efforts : celui qu’un corps fait lorsqu’ilpreste un obstacle, & celui qu il produit lors-qu’il se meut. Leibnit ^ appelle le premier effortforce morte & Force vive le second , qui pro-vient de son mouvement. La mesure de la pre-mière , est le produit de la malle par la vîtesteinitiale , c’est-à-dire par la vîteste infinimentpetite , que la pesanteur lui communique àchaque instant infiniment petit. Ainsi un corps,qui en presse un autre par son poids, commu-nique à ce dernier une vitesse infiniment pe-tite : c’est l’eftet de la pression.

II n’en est pas de même d’un corps en mou-vement. Tout corps qui tombe , acquiert entombant des dégrés de vitesse , qui font com-me les tems, tandis que les hauteurs & les es-paces parcourus font comme les quarrés destems èc des vitesses. Or les forces íe mesurent,dit Leibnit £, par l’espace parcouru , & cet es-

Í iace est comme le quarté de la vitesse : donces forces des corps en mouvement font commele quarté des vitesses.

A ce raisonnement, on a joint plusieurs ex-périences , qui ont paru le confirmer. Cepen-dant lesMathématicienshabiles veulent que cssoient des illusions. Ce qu’il y a de certain, c’est