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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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plus surprenant que cet Automate. C’étoittmBerger de bois , qui jouoit plusieurs airs fur unemuíette , ayant les mouvements des doigts.Autour de ce Berger , croient rangés des Ber-gers &des Rergeres de bois, qui da n soient auson de la musette des danses figurées. On con-ta o? t la tète de bois d 'Albert le Grand , qui par-loir & cliantoit comme une personne. Elle fitl’admiration de tout Paris dans le dernier sié-cle. Et dans celui ci lecéleb.re M. VauC(m(on ainventé des Automates qui n’ont pas moinsmérité les plus grands éloges. C’eít un Elu-rent' , un Provençal jouant du Tambourin &cd’une espece de Fifre, 3e un Canard de métal,qui mangeoit , digère &c fait tous les mouve-mens d’un Canard naturel.

Les Machines où la délicatesse du travailbrille principalement, ne font pas moins ingé-pieules que celles-là : on en jugera par quelquesexemples choisis.

M. Camus ,que je viens de citer, dccrit dansson Traité des Forces mouvantes , une Machinefort curieuse de son invention. Il imaginapour l’amusement de Louis XIV , lorsqu’il n’é-toit encore que Dauphin , il imagina, dis je, unpetit carrelle qui marchoit tout seul, parcou-roit un espace donné , s’arrctoit reprenoisson train ordinaire jusqu’au lieu proposé. Voicila description infiniment piquante, qu'a donnéL Auteur lui-mcme de ce chef-d’œuvre de Mé-

chanique.

L’espace ou le chemin donné , que le car-rosse devoir parcourir, étoit la table du Con-seil du Roi, à Versailles, longue de sept piedsquarte pouces, large de trois & demi. On