B3 t’H ydraulique. ?ï7
Ï1 s’appelloit Rannéqtùn ^ 8c ctoit nc à Liege;11 s’agissoit cle donner de l’eau à Marly 8c àVersailles , & il falloir pour cela faire monterl’eau au sommet d’uiie montagne élevée decinq cents deux pieds au-dessus du lit de la ri-vière. C’està quoi parvint Rcinnéquin , par uneinvention dont le projet dans l’exécution étoikeffrayant. Cette invention consiste en une Ma-chine composée de quatorze roues , qui onttoutes pour objet de faire agir des pompes quiforcent l’eau à se rendre fur une tour élevée ausommet de cette montagne. Ces roues garniesde vannes, font mises en mouvement par unechute d’eau de trois pieds, qui vient de la ri-vière de Seine. En tournant, elles font mon-ter l’eau par im tuyau à cent cinquante piedsde hauteur , dans pn puisard éloigné de la ri-vière de cent toises , & en méine-tems ellesmettent en mouvement des balanciers qui fontagir des pompes refoulantes placées près despuisards. Dans le premier puisard , il y a d’au-tres pompes qui reprennent l’eau qui y a étéportee par les premières pompes , ct la fontmonter par un tuyau dans un second puisardélevé au-dessus du premier de cent soixame-quinze pieds, 8c éloigné de cent trente-qnatretoises de la rivière. De - là cette eau est reprisepar de nouvelles pompes ( que les roues en tour-nant font toujours mouvoir par des balanciers),& elle est portée fur la platte-íorme de la tour•située au sommet de la montagne , élevée au-dessus du puisard de cent soixante-dix-seprpieds , 8c de cinq cents deux au-dellus de la ri-vière , comme je lai dé ja dic , 8c eloignee defix cents quatorze toises des .roues. De la l’eau.
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