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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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351
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n de la Musique. 351goìre, Pape, qui aimoit allez la Musique pourl’étudier, remarqua que les dernieres lettresqui exprimoient huit tons, n’étoient qu’une ré-pétition , ou une octave plus haute, des sept pre-mières. Cette observation lui fit connoître quesept lettres suffìsoient pour rendre tous les tons,pourvu qu’on les réitérât plus ou moins , tanten haut qu’en bas , selon l’étendue des chants ,des voix & des instruments. On les marquoitau-dessusde chaque syllabe de la chanson, com-me les Grecs , & on les écrivoit fur la mêmeligne.

Cette maniéré de noter , dura plusieurs sié-cles. On s’y étoit accoutumé , lorsqu’un Béné-dictin , nommé Gui, & surnommé l 'Are.tin,découvrit un moyen encore plus simple.que ce-lui du Pape Grégoire , dont on faisoit usage.Aux six lettres de l’alphabet des Romains, ilsubstitua les syllabes ut , ré , mi , fa ,Jbl , la ,qui lui vinrent dans l’esprit en chantant la pre-mière strophe de l’hymne de S. Jean-Bapùjte ,dans laquelle elles font effectivement. En écri-vant ces monosyllabes au-deísus de chaque syl-labe des paroles chantantes , il remarqua quec ettefaçon de distinguer les notes ou sons, nefais ût pas aslèz distinguer les ions graves dessons aigus. II chercha à aider la mémoire danscette distinction , & il imagina à cette sin plu-sieurs lignes parallèles fur lesquelles & entrelesquelles il mit des points ronds ou quartésimmédiatement au-dessus de chaque syllabe desparoles : c’est ce qu’on a nommé depuis Notes .Par la situation haute ou baise de ces pointsou notes fur les lignes ou entre les lignes,Gui l'Areùn caractérisa facilement les tons gra-