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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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ET DE T. A M US t Q Uí. Jff

C’étoít encore trop. Dans la fuite on a vu qu’iliuffisoìt de caractérisée un son simplement parune clef, pareeque la valeur des autres est dési-gnée par l’ordre naturel des sons de la Gamme,soit en montant,soit en descendant, &on ena choisi trois, celle de G , celle de C, 8c cellede F , qui font en estet suffisantes. Elles répon-dent à ces notes de la Gamme : la premiere G ,nu re & au sol ,• la seconde C , au JoL & à Yut j& la troisième F , à l’«í & au fa : d’où elles onctiré le nom fous lequel elles font connues au-»jourd’hui : G re sos C sol ut , & F ut sa.

Ce ne font pas là les seules découvertes deGui. Ce docte Religieux partagea, comme lesGrecs , les deux tons compris entre A & B, endeux semi-tons , & mit au-dessus de B, un bpour marquer eue de l’A au B, il ne Falloir éle-ver la voix que d’un demi ton. Et comme coîtsintonation a quelque chose de plus tendre &de plus doux que celle d’un ton plein , il luidonna Pépithere de molle : d’où est venu lemot b mol.

Les choses ne se perfectionnent pas tout-»d’un-coup , & quelque aptitude qu’ait un génieinventeur , il ne peut reculer qu’à un certainpoint les limites d’un art, pareeque ce n’estquepar la pratique de cet art qu’on découvre lesperfections dont il est susceptible. C’est ausiìcette pratique qui fit connoître que dans cesysteme de Musique il falloir donner très souventdes noms différents aux mêmes notes , lorsqueJ étenduedu chant élevoit la voix. plus haut quele la , ou Pabaissoir plus bas q'i'é l’ut ; c’est-à-direqu on ne pouvoir exprime; tous les dégrés de* octave & en remplir toi^s les intervalles, fans

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