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Histoire des progrès de l'esprit humain dans les sciences exactes / par Monsieur Savérien
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et de t, a Musique. 3 y $itons majeurs, ou les intervalles des sons en.semi-tons. On exécuta certe idée, en élevant,d’ui> semi-ton la plus baise de ces cordes : cequ’on indiqua par un double dìeze que l'onmit à côté gauche fur le même dégré , & im-médiatement devant cette plus balle note (u).Je dis un double dieze , parceque Gui avoir in-troduit le dieze simple puais de ce qu’il n’élevoitla note que cl’u n quart de ton,on n’y faisoit pointattention. Ce Musicien marquoit ion diezeavec nne croix de Saint-André. Ce caractèreparut convenable pour désigner le nouveaudieze en doublant cette croix , afin de marquerqu’il falloir élever deux fois plus la voix quedans le dieze de Gui. Celui-ci ayant été depuisabandonné , le double dieze est: devenu le diezeordinaire.

Les mêmes raisons qui empêchèrent qu’onn’adoptât le dieze simple, firent rejetter absolu-ment le genre enharmonique des Anciens, dontj’ai parlé ci-devant. Ces raisons font que clansce genre la modulation procede par des quartsde ton. Or pour rendre ces quarts de ton , oadoit élever la voix d’une maniéré presque m sen-sible ; ce qui est: d une grande difficulté ; sansparler de rimpoífibilitc de faire des accordsdans cette modulation.

On songea ensuite à donner plus d’étendueaux différens systèmes de Musique , en aug-mentant le nombre des notes. On ne connOis-soit jusque s là que deux octaves , & on en for-ma quatre, dont on composa chacune de huitions diatoniques ou naturels, de cinq chro-

{«) Dittionnaire de Musique dcM. Bioskrd.

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