zHisTornE v« l’A couStiqu#les compositions de Musique. Les uns n'-cimentque les airs surcharges de diezes Sc de bémols : 1
ce font les Italiens. Les François ne font casque des tons naturels , des airs touchants oïlgracieux , & de beaux accords.
Comme ces deux Nations ont eu de très jgrands Musiciens, cette diversité de goût for-ma au commencement de ce siécle deux partisconsidérables , lesquels firent un schisme enMusique , semblable à celui qu’on a fait re-naître de nos jours , quoiqu’on l’ait introduitcomme une nouveauté. Voici comment parloiten i7ijl’Auteur de XHistoire de la Musique.
« Vous savez donc comme moi , Monsieur,
( dit-il ) qu’il y a présentement ici deux par-»< tis formés dans la Musique ; l’un , admira-is teur outré de la Musique Italienne , foute- j» nu d’une petite secte de demi-Savans dans !» cet art ; néanmoins gens de condition assez» relevée , qui décident souverainement ôc» proscrivent absolument la Musique Fran- !» çoise, comme fade &: sans goût, ou tout- ;« à fait insipide. L’autre parti, fidele au goût |-- de fa Patrie, & plus profond dans l’art de la« Musique , ne peut souffrir , sans iudigna-« tion , que l'on méprise dans la Ville capi-« taie du Royaume , le bon goût de la Mti-" si que Françoise, & traite la Musique Ita-« benne de bisare, de capricieuse , & commew une révoltée contre les réglés de l’art (a)
Il y avoir, comme on voit , de l’humeur ;dans ces deux partis. Elle fut excitée par unOuvrage intitulé : Parallèle des Italiens & des \
k<r) Histoire de la Musique } page , sec. édition.