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Prançois j e« ce gui regarde la Mufique & lesOpéras. L'.Auteur de cet Ouvrage, qui ne s’é-toit pas fait connoître , le publia à Paris , ailretour d’un voyage d’Italie. 11 venoit de mettreau jour un livre intitulé : Monuments de lìome,lequel avoir été si agréable aux Italiens , queles Conservateurs de Rome, à qui ii lavoir dé-»dié, le gratifièrent, par reconnoiflance, de Pa-tentes de Citoyen Romain. 11 se sentit obligéenvers eux par cette faveur 6c afin de leurfaire fa cour , il composa ce Parallèle , dansl'intention de relever infiniment la MusiqueItalienne fur la Musique Françoise. L’espricd’enthousiasme prenant la place de celui de vé-rité , il chargea son style d’expreslìons boursou-flées , qui élèvent fort haut la Musique Ita-lienne. Ces éloges font soutenus par de bonne»6c de mauvaises raisons.
La premiere, est que la langue Italienne a.dans le chant, par ses voyelles ,un grand avan-tage fur la langue Françoise. Premierement,on ne fauroit faire de cadences ( dit i’Auteur duP arallele ), ni de paf âges agréables Jur les syl-labes ou se trouvent nos voyelles 3 dont la moitiéfont muettes. En second lieu , on n’entend qu’ctdemi nos mots ( François ) , au lieu qu on entendtrès distinctement tout ce que disent les Italiens. Nose muets, comme dans les mots gloire , chaîneàc, font , ajouta-t-il , un son confus astè*peu propreaux passages <5c aux cadences.
11 fut aisé de répondre à ces raisons. D’abordles Partisans de la Musique Françoise soutin-rent que les Chanteurs Italiens prononcentmal, & qu’ils ont moins de facilite que les ns—rres à bien faire entendre ce qu ils disent-, par-
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