$7i Histoire de l’Acoustiqueest un exemple remarquable dans cette appli-cation.
On vient de perdre ce grand Musicien. 11 étoitde Dijon , Sc il est mort à Paris, en 1764, âgé dequatre-vingt-deux ans. 11 a eu pendant la vietous les chagrins que la jalousie fait éprouverpar-rout aux hommes de génie. 11 se plaignoitencore publiquement en 17 t o,des dcíagrémen tsde route espece qu’on ne cestbit de lui susciter.Dans son Epitre à M. le Comte d ’ Argenjon , quiest à la tête de sa DenronJlratìon du Principe def Harmonie , il prie le Ministre de lui accordersa proteóbion , » qui sera , dit-il, la plus chere>, récompense de mes veilles , & répandra fur-- le reste de ma vie un calme Sc une douceur ,« qu’il ne m’a pas encore été permis de goûter.II ne jouit pas néanmoins de ce calme & de cettedouceur , lans quelque mélange de trouble Scd’amertume. II eut à répondre à quelques Cri-tiques de ses Ouvrages , qui croient assez déso-bligeantes 5 & la derniere année de fa vie, ilessuya une espece de mortification , qui le fitsortir de son caraétere. Jusques-là il avoit souf-fert avec assez de patience, toutes les injusti-ces qu’on lui avoit faites ; mais ce dernier traitlui fut si sensible , qu’il éclata touc haut. 11 sen-tent qu’il touchent à la fin de sa carrière. II n Spouvoir gueres se dissimuler qu’il étoit le plusgrand Musicien qu’il y eût : fur fa conduire iln’avoit point de reproche à se faire. Toutes cesraisons ne lui permirent pas de garder le silence.II se plaignit fans ménagement, Sc avec cetteconfiance que donne à un homme de mérite letémoignage d’uue bonne conscience. On cou-reur la faute qu'ou avoit faite, & pour la répar