î>e ^Architecture militaire. 39/de murailles , afin d’empécher la descente dufoííé ; & par routes ces additions une Place deguerre parut enfin fortifiée.
11 est fâcheux que les Historiens qui nous ontinstruits de ces inventions , n’en aient pas mar-qué l’époque. On nous apprend bien la nou-velle maniéré d’attaquer qu’oppoferent les af-fiégeans à cette défense ; mais on oublie encorede nous dire en quel rems cela arriva. Noussavons donc que les aífiégeans élevèrent dansla campagne des tours plus hautes que cellesde la Ville; & que de là découvrant Paíîìégédans les siennes, ils l’en chaffoient à coups depierres & de dards , tandis qu’ils efcaladoienrd’autre part les murailles pour entrer dans laVille.
Les assiégés n’opposerent pas d’autre défenseà cette attaque. Ils s’en tinrent à cette maniéréde fortifier jufqu’à l’usage de la poudre à ca-non ; je dis l’usage , parcequ’on ignore en queltemps elle a été inventée. Les Grecs connoif-soient les matières qui entrent dans la com-position de la poudre & leurs effets particuliers.
On prétend même qu’un d’eux nommé Marc ,parle de la poudre dans un livre qu’il avoir pu-blié fur les feux , fous le titre : De compojìnoncignium. Ce livre est en manuscrit dans la Bi-bliothèque du Docteur MeacL. Mais dans un Ou- ■vrage qui est entre les mains de tout le monde , ‘‘í 0 ™
c’est les Œuvres de Roger Bacon , Anglois , a * ,rcs ' 'qui vivoit au milieu du treizième fìecíe , ilest parlé d’une composition fort connue de sontemps, semblable à celle que nous nommonspoudre : cependant l'estet de cette composition