PREFACE, xxvij
grosfiéres Sc fait des raiíonnemens très-faux ; je dou-te qu’il en convienne , mais au moins tout le mon-de conviendra pour lui en lisant ses Ouvrages * ,que fa fausse Métaphysique sa conduit à une mau-vaise Morale , Sc qua force de bien penser de lui-même, il est venu à fort mal penser des autres hom-mes.
Ce qui a donné de la célébrité à ces écrits con-tre les Mathématiques Sí les Mathématiciens, fontles réponses d un Sçavant qui fous le nom de Phi-lalethes Cantabrigiensts a réfuté ** le Docteur de lamaniéré du monde la plus solide Sc la plus brillante,dans deux Dissertations *** qui font admirablespar la force de raison Sc la finesse de raillerie qu'ony trouve par tout ; je ne fçais pas comment le Doc-teur pense à présent , car il y a dequoi humilier laplus orgueilleuse Métaphysique ; il n’a pas réponduà la derniere Dissertation qui pulvérifoit son Ou-vrage ) mais de ses cendres il est sorti un Phénix »un homme unique, un homme au-dessus de Newton,ou du moins qui voudroit qu'on le crût tel , car ilcommence f par le censurer SC par défaprouver sa
* The Analyst. London 1734. A Defence of free-thinking in MatbematicKs*
tond. 1735.
** M. Colson I a auíïï réfuté dans la Préface de la Méthode des Fluxions,tond. I73Í.
*** Geometry no freind to infidelity. Lond. i 734 . The minute Mathema-tëician. Lond. 173 3.
J A Difcourse concerning Nat, and certainty of Fluxions by M. Robins*