^DISCOURS
ORICINE ET PIN DE LA POÉSIE.
S i l’on pouvoir goûter la vérité toute nue,elle n’auroitpas besoin pour se faire aimer,des ornemens que lui prête l’imagination ;mais sa lumière pure et délicate ne flatte pasassez ce qu’il y a de sensible dans l’homme:elle demande une attention qui gêne trop soninconstance naturelle. Pour l’instruire , il fautlui donner non seulement des idées pures quil’éclairent, mais encore des images sensiblesqui le frappent , et qui l’arrête dans une vuefixe de la vérité. Voilà la source de l’Elo-
. * Ce Discours a été revu , changé et enrichi en plu-sieurs endroits sur des corrections envoyées par M. deRanasay , qui en est l’Auteur.
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