SUR LE PoEME EPIQUE . 9vuide. C’est ainsi qu’Adoam instruit Téléma-que des mœurs et des loix de la Bétique ,pendant le calme d’une navigation ; Phyloc-tete lui raconte ses malheurs, tandis que cejeune Prince est au camp des alliés } en atten-dant le jour du combat.
L’Action doit être entière.
L’action épique doit être entière. Cette in-tégrité suppose trois choses, la cause } le nœudet le dénouement.
La cause de l’action doit être digne duhéros et conforme à son caractère. Tel est ledessein du Télémaque : nous l’avons déjà vu,.
Du Nœud.
Le nœud doit être naturel et tiré du fond ;de l’action. Dans l'Odyssée c’est Neptunequi le forme. Dans l’Enéide c’est la colere deJunon . Dans le Télémaque c’est la haine deVénus. Le nœud de l’Odyssée est naturel ,parce que naturellement il n’y a point d’obs-tacle qui soit plus à craindre pour ceux quivont sur mer , que la mer même. * L’opposi-tion de Junon dans l’Enéide , comme enne-mie des Troyens, est une belle fiction ; maisla haine de Vénus contre un jeune Princequi méprise la volupté par amour pour lavertu , et dompte ses passions par le secoursde la sagesse , est une fable tirée de la natu-re , qui renferme en même-temps une moralesublime.
* Voyez te pem Bossu , LiwII. Chap XIIE
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