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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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PONTS ET CHAUSSÉES.

qui lui étaient personnelles, et d’imprimer un caractère spécial etélevé à tout ce qui s’exécutait sous sa direction.

Dans ce développement général des voies de communication, lesroutes ne pouvaient pas être oubliées; car, si elles étaient déjàmoins utilisées pour les transports à grande distance, elles n’enconstituaient pas moins, alors plus encore qu’aujourd’hui, un deschaînons inévitables du trafic croissant dans chaque pays, et leurperfectionnement devait nécessairement suivre celui des autresvoies.

Il en fut ainsi; pendant la période du second Empire, G5o mil-lions environ furent consacrés à l’entretien des routes, à la rectifi-cation des parties défectueuses et à l’achèvement des lacunes, tantsur le continent que dans les îles, la Corse comprise; 3i millionsservirent, avec des subventions locales, à remplacer les anciens pontset les bacs par des ouvrages fixes offrant aux bateaux de larges passeset à la circulation de terre des chaussées faciles; c’est, notamment,de 1861 que data le grand pont mobile sur le Penfeld, entre Brest etRecouvrance, œuvre de l’ingénieur Oudry, qui livre aux naviresune passe de ioo m de largeur. Plusieurs nouveaux ponts franchirentla Seine dans Paris (Alma, Solférino, Saint-Louis, Arcole, etc.) etla plupart des anciens furent remaniés ou reconstruits; xoo millionseurent pour destination l’ouverture de ces grandes et belles voies quiont jeté l’air et la lumière dans des quartiers de la Capitale jusque-làdéshérités; et les chaussées de Paris devinrent, toujours avec le con-cours de la Ville, ce que nous les voyons aujourd’hui, sauf en ce quiconcerne le pavage en bois, d’introduction récente.

En ce qui concerne l’Agriculture , le second Empire entra résolu-ment dans la voie qui avait été ouverte pendant la seconde Répu-blique (i848-i85i). Les lois des iojuin 1854 et 17 juillet i856 surle drainage, celle du 28 juillet 1860 sur la mise en valeur des maraiset terres incultes appartenant aux Communes et le décret du27 avril 1861, sur le reboisement des montagnes, montrent bienquelles étaient les tendances du pouvoir à cette époque. Le 8 mai dela même année, un décret plaça la police des cours d’eau non navi-gables ni flottables dans les attributions du Ministre de l’Agriculture,du Commerce et des Travaux Publics et, pour mettre en pratiqueces résolutions, des circulaires ministérielles confiaient aux Ingé -