PONTS ET CHAUSSEES.
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Pour l a France , la guerre de 1870 était la première épreuvesérieuse de l’emploi des chemins de fer aux grandes opérations mili-aires. La guerre de Crimée, puis celle d’Italie avaient bien donnéPeu à des mouvements de troupes, mais le rôle des transpoits 11 avait‘dors ni l’extension ni l’influence qu’il a pris en 1870. Peu de tempsav ant, il est vrai, quelques esprits prévoyants, sous la direction dumaréchal Niel, avaient commencé cette étude; mais elle avait etclro P tôt interrompue; et, en réalité, l’expérience faisait défaut aumoment suprême, alors qu’elle aurait été le plus utile. C est dansCeU <- situation que les Compagnies de chemins de fer furent appeléesà se mettre à la disposition de l’autorité militaire, et elles répon-dent à cet appel aussi promptement et aussi complètement qu’elles^ purent. Or, à cette époque déjà, presque partout, la direction et^ exploitation de nos réseaux étaient entre les mains d Ingénieursdes Ponts et Chaussées et des Mines, en sorte que le Corps a le droit
leve ndiquer sa part dans les services rendus au milieu de ces cir-
°nstances critiques.
fallait tout d’abord porter à la frontière les armées disponibles^ ’ du 16 au 26 juillet 1870, 200000 hommes, 32000 chevaux,l e °° panons ou voitures et 1000 wagons de munitions empruntèrentvoies 4 l’aide d’un nombre de trains qui s’éleva jusqu’à 74 dans la
menie journée.
. ans f es douze jours suivants, 100000 hommes, 34 oo canons etture s et 34 oo wagons de subsistances et de munitions suivirent^précédents envois.
arr -, ec hatement après les premiers désastres, il fallut ramener endut^ 6 ^ esst ^ s et ^ es malades ainsi que les corps débandés. Onq o ^ ei3fdeme nt, au milieu d’ordres et de contre-ordres nécessités sanse ntre \^ ai n ° S revcrs ’ accomplir des mouvements de troupes répétés
-‘c 1e camp de Châlons, Metz , Neufc y ’ villes clu Nord les^ Sedan, puis enfin emmener et répartir entr ;
blessés et malades de la presqu lie d ï» ea ^ e(jSC e t que la défense
Plus tard, alors que la saison devenait rigou^ ^ leg ac tions
du pays avait reculé jusque dans le bassin ^ ^ Mans amenèrent
répétées autour d’Orléans , de Château UU ^ troU p e s improvisées
encore des déplacements considérables poui ^ tr0U p es nombreuses
qui remplaçaient alors nos armées prisonnie ;