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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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PONTS ET CHAUSSÉES.

brcux Ingénieurs ont pu, avec l’assentiment du Gouvernement,mettre au service des pays étrangers leur dévouement et leurslumières.

Nous rappellerons d’abord, pour mémoire, cette expéditiond’Egypte de la fin du siècle dernier, à laquelle prirent part, à lasuite de Bonaparte , les hommes éminents qui ont illustré nos pre-mières promotions et dont nous avons parlé plus haut.

Nous rappellerons encore qu’un peu plus tard, sous le premierEmpire, les mêmes hommes cl leurs successeurs immédiats se répan-dirent sur le vaste territoire qui constituait alors la France , ainsi quesur les étals tributaires créés par la volonté du Souverain. Lucques ,Parme, Ancône, Venise, la Toscane, Naples et la Hollande re-çurent des Ingénieurs français chargés de missions spéciales ou pré-posés à l’organisation des travaux publics dans chaque contrée.

En 1810, après Wagram, au moment où l’Europe entière s’incli-nait devant la puissance de la France , le tzar Alexandre demanda àNapoléon quelques Ingénieurs français pour organiser en Russie leCorps des Voies de communication sur des bases analogues à cellesdes Ponts et Chaussées. Quatre Ingénieurs, dont Bazaine , furentenvoyés à Saint-Pétersbourg et y commencèrent leurs travaux; peude temps après, la déclaration de guerre de 1812 mettait lin à leui’mission. Toutefois, ils ne furent pas autorisés à rentrer en France ,et on les transporta dans des régions de plus en plus reculées, amesure que nos armées pénétraient plus avant en Russie . Finale-ment, ils furent internés en Sibérie à la suite d’instructions malcomprises et il ne fallut rien moins, en 1815, que la volonté formel-lement exprimée du tzar pour les ramener près de lui. 11 s’efforça làde leur faire oublier ce triste début; Bazaine , notamment, fut combléd’honneurs et de dignités et s’illustra par de nombreux travaux, à lasuite desquels il fut nommé lieutenant-général. Le Corps des Ingé-nieurs des Voies de communication, qu’il a fondé, n’a pas perdu sonsouvenir; et, récemment encore, des Ingénieurs russes nous rapp c 'laient sympathiquement l’origine française de leur institution)calquée sur la nôtre.

Après nos revers, sous la Restauration, il ne pouvait plus en êli’ cde même, et c’est à peine si quelques ingénieurs franchirent la fron-tière pour servir des Etals limitrophes.