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PONTS ET CHAUSSÉES.
raux, et de laisser faire plus qu’il ne le fait aujourd’hui, il pourraarriver, sous cette double cause, que le rôle du Corps des Ponts etChaussées aille un jour en s’effaçant : les institutions, comme leshommes ont leur croissance et leur déclin; il n’en aura pas moinsfourni une carrière utile autant que considérée ; il n’en aura pasmoins donné à la France , en dehors des fonctionnaires dévoués dontnous avons retracé les services, des savants éminents, des adminis-trateurs habiles, des hommes d’Etat qui ont brillamment occupé lesplus hautes positions. Il nous a même été donné, au moment où sccélébrait notre Centenaire, de voir un Ingénieur des Ponts etChaussées investi de la Présidence de la République , honneurinsigne et dont le Corps doit être d’autant plus lier que Carnot esttombé, martyr de la défense sociale. L’assassin l’a frappé mortelle-ment pour avoir accompli son devoir, en laissant, malgré desmenaces répétées, la justice suivre son cours, à la suite de crimesodieux qui menaçaient la Société tout entière. Couronnement biencruel, mais glorieux de sept ans d’une magistrature irréprochable,pendant laquelle le Polytechnicien, l’Ingénieur n’a jamais cessé derester fidèle à son origine comme aux traditions de l’Ecole .
Il nous sera donc permis d’espérer que l’histoire du xix e siècleattribuera au Corps des Ponts et Chaussées une place honorableparmi les créations qui ont amené les progrès immenses auxquelsa assisté notre génération.
Guillemain.
Nous devons exprimer ici notre reconnaissance aux personnes quiont bien voulu nous aider à remplir la tache qui nous était confiée-Sans parler du Ministère des Travaux publics où nous avons trouvéune inépuisable complaisance, nous avons reçu de M. lTnspecteui'général Philippe, les documents les plus intéressants sur l’Hydrau-lique agricole, et M. l’Ingénieur Blondel nous a fourni sur le Ser-vice des Phares l’historique et les détails dont nous avons extrait cequi figure dans cette Notice.
Quant aux biographies qui suivent, elles sont pour la plupartempruntées à l’ouvrage publié par M. l’Inspecteur général Tarbé deSaint-Hardouin, dans l’ Encyclopédie des Travaux publics, sous