Band 
Tome III. Services civils et carrières diverses.
Seite
332
JPEG-Download
 

332

CONSEIL D’ÉTAT.

ADOLPHE VUITRY .

(1786-1885.)

a ^

lé

Il y a plus d’un quart de siècle que la Commune

Palais du quai d’Orsay, et cette ruine est encore debout-

ses murs calcinés, la nature a semé des arbres, comme r eS

fleurs à côté d’un tombeau, et le seuil de l’ancien Conseil c

ûcorfl 11 pr

colie pour ceux qui jadis eurent leur place marquée sous

1 {$'tu 1

semble maintenant à la lisière d’un bois. C’est, pour

là, une vision saisissante, et il s’en dégage surtout une indi c1 ^

dont l’or a été noirci par le feu. Je n’ai, pour ma part; 1 e gÿ^'contré sur mon chemin l’ombre de cette façade, sans sen tir g

invinciblement attirés vers ses fenêtres béantes et sans v01 ^reparaître, dans ce cadre dévasté, la grande figure de 1 b° nqui, plus que tout autre, était là chez lui, il y a trente aïlS ^

aU s ,

l’an 1

À*

/.ciib

Adolphe Yuitry restera comme la personnificati 011 ^ ^Conseil d’Etat, dont il fit partie de bonne heure, et q upendant cinq années avec le titre de Ministre . ait ell ^r

Pour se bien préparer à de si hautes fonctions, il n a%suivre l’exemple de son père. Julien-Marin Yuitry, 11 e paï* '1786 , était entré à l’École Polytechnique le 1 e1 ’ frim^^^j-y, 1^et à l’École des Ponts et Chaussées le 1 e1 ' frimaire de 1 1111 y iiaU jInieur à Sens, il avait repris sa liberté en i8a3 et tour* ^ Jéf

pyoïiuC)

du même département, rapporteur des budgets de

1846 , il a laissé le souvenir d’un administrateur - m-c

l

de Sens, membre et président du Conseil général de 1 ^

habi le e \ $

homme de bien. Le fds débuta comme avait débute 0 d 0 ' ,le 3i mars i8i3, il entrait à l’École Polytechnique I ei832, et en sortait avec le titre d’Élève-Ingénieur le 3 no v ^ ^ j a bQuatre ans plus tard, il était docteur en droit, secrétai 1 ^ JiC'É,fércnce des avocats de Paris , et bientôt (3o juin x83g) c j or s, P ^net du Ministre de la Justice et des Cultes. On prép ara ^^jcisément, l’inauguration du Palais du quai d’Orsay- Éj 1 ^ j e p^,fit, non sans pompe, le i 4 mai 1840 , et il y a tout 1que le Garde des Sceaux, c’était M. Vivien, s’y

par son jeune collaborateur. Adolphe Yuitry était vr-

aiu ieI