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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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PROSPER DE BARANTE .

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11116 ancienne famille bourgeoise anoblie au xvn e siècle, Prosper

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arante avait été élevé par ses parents avec la sollicitude la plusre et la plus éclairée. On n’a peut-être pas encore jusqu’ici renduAniment justice à la génération qui, contemporaine de Voltaire ,°usseau, de Diderot , ardente à tout lire, à tout connaître, sou-

(f , s ° de ses devoirs de famille et d’humanité, a précédé la brillante^^‘ration de 178g et, à ses propres dépens, l’a mise en état de rem-

Sfl haute

mission.

lau de de Barante , père de notre héros, était lieutenant criminel

L a dliage de Riom , et d’une fortune très médiocre, même pour le

^Ps. « Mais, nous dit son fils, ce serait se tromper sur cette époque

d G ^ 1Iïla §'iner qu’il en résultât pour mes parents une vie d’ennui et

^plaisir. Tout dans l’ordre de la société était alors réglé de façon

0 e désir d’ambition ne pouvait pas être aiguisé par l’espérance;

11(3 pouvait pas changer sa situation et sa fortune du jour au len-

(j ^hi; les positions sociales n’étaient point, comme elles l’ont été

soumises aux chances de la loterie des événements. »

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li 0 ’ et M me de Barante, dépourvus de toute ambition, vivaient très

tj reu x, uniquement occupés, absorbés, on peut le dire, par l’éduca-

Co ° n de leurs enfants. Le père, esprit solide quoique peu brillant,

o P° s a une grammaire raisonnée extraite de Dumarsais , Duclos et

^dili,

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ac. La mère faisait des extraits d’histoire, une géographie,^Posait des contes, le tout pour mettre les notions les plus abs-, n lltes à la portée de l’intelligence du jeune Prosper. 11 profita rapide-

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!( 116 tout ce travail paternel et maternel, et fut mis avant neuf ans

C °l%e d’Efliat.

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a n plus tard éclatait la tourmente révolutionnairc qui vintavec tant d’autres, l’existence de cette honorable et

famille. Claude de Barante fut arrêté, emprisonné, menacé

H c r ^ lln >d révolutionnaire. Sa femme montra le plus grand courage :$ 0 . ée le jour même de l’arrestation de son mari, elle lit, une

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après, le voyage de Paris — et quel voyage! — pour lui

er des défenseurs. Son fils, âgé de onze ou douze ans, était6 is

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admis dans la prison de son père, plus souvent repoussé et% C assez durement; comme on le fouillait souvent, il apportait,(w 1111 artichaut, les billets qu’on l’avait chargé de remettre au0ri nierE. P

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