BIVEAU.
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r °it et en fait, les critiques habituelles, les critiques adressées àl ° Us les ministres des Finances depuis M. de Villèle jusqu’à M. Rou-' ler > à chac[ue opération de cette nature.
Le premier essai d’emprunt national fit beaucoup plus de bruit.
' Us qu e _là ) depuis Louis XIY tout au moins et jusques et y compristapoléon I er , Louis XVIII, Louis-Philippe , c’était toujours avec deSr ° s banquiers que l’État négociait les emprunts. C’est même dansj^ta nature d’opérations qu’il faut chercher la véritable origine deAccroissement ou de la formation des grandes fortunes, déjà classées0,1 s la Monarchie de juillet, des Rothschild , des Mallet, des Hottin-^ er > etc. Les commissions étaient naturellement fort élevées et,0lïl ttie la concurrence était très limitée, il fallait subir les exigences,belles qu’elles fussent, du haut baronage financier.
, Lorcé de faire face aux grandes dépenses qu’entraînait l’expédl-^ l011 de Crimée , Rineau eut l’idée vraiment géniale de s’adresser di-^ctement au public, à la bourse des électeurs du suffrage universel.
cite fois, des objections, très prudemment formulées, se produi-reJUs ,
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ta dans les deux ou trois journaux qui avaient encore conservéc fn’à un certain point le droit de parler. Les financiers, natu-
e taent très opposés au nouveau système, prédisaient hautement^ cchcc qui eût été des plus fâcheux. Rineau n’écouta rien, tint
011 et le succès fut étourdissant, l’emprunt neuf ou dix fois cou-Vç rt.
Lctte manifestation inattendue des ressources financières de laj la Hce fit fa plus grande impression au dedans et au dehors, et, par6 Lit, jamais emprunt peut-être n’entraîna moins de frais,j Les financiers, en effet, dociles comme ils le sont toujours aux^ ç °ns de l’expérience, jurèrent, un peu tard cette fois, qu’on ne lesPendrait plus. Dans tous les emprunts nationaux subséquents ilsevèrent leur part, une part moins forte qu’autrefois d’ailleurs,^ C I Ü üs pouvaient considérer d’ailleurs comme légitimement acquiseJ les garanties de réussite qu’ils apportaient à l’opération.
~' e grand mérite de Rineau fut de saisir le moment psychologique
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intérêt porté à nos braves soldats de Crimée , le grand mouve-r nt de travaux publics en cours, la sécurité matérielle obtenueg r ° s tant de tourmentes, avaient porté au plus haut degré la con-^ce dans les ressources financières de la France .