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Tome III. Services civils et carrières diverses.
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SADI CARNOT .

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s °us l’angoisse annuelle d’une agression possible de l’Allemagne ,Se ule d’abord, et, depuis quelques années, de l’Allemagne assistée deItalie et de l’Autriche . Notre pays n’avait rien épargné pour selettre, le cas échéant, à la hauteur des circonstances, mais quelque!l °norables, quelque efficaces qu’eussent été ses persévérants efforts,fr était évident que, dans cette lutte effroyable,

.... seul contre trois,

l° s chances défavorables étaient en majorité. Et la défaite, c’était(MM. de Bismarck et de Moltke avaient eu l’attention délicate dell0 us en prévenir) le démembrement, la destruction de la nationalité

française .

Avec une habileté, une persévérance infernales, le grand chance-lier de l’Empire n’avait cessé de représenter la France comme le plusiAand ennemi de cette paix dont l’Europe avait tant besoin, commell ne nation altérée de gloriole voulant à tout prix et en toute occasionPrendre sa revanche des défaites de 1870. En i883 encore, après^ouze ans et plus, des hommes politiques autrichiens considéraientBismarck comme l’ange de la paix, chargé de tenir en respect lesbelliqueuses fureurs de la France . Cette appréciation, absolumentfrüsse, cle nos véritables tendances, paralysait naturellement tousles chefs d’État qui, par un sentiment exact des nécessités de l’équi-frbre européen , auraient voulu se rapprocher de nous. Ec presidentl'Cevy avait été sincèrement dévoué a la cause de la paix, et il en;iv »it donné personnellement la preuve au moment de l’affaire Schnœ-hclé. Mais ce dévouement avait quelque chose de négatif en quelques °rte. On savait bien que, sous sa présidence et de son consente-ment, la France ne prendrait pas l’initiative d’une agression; mais,^nt donnés l’éloignement, l’indifférence que M. Grévy avait tou-J°Urs témoignés pour les questions de politique étrangère, on sentait'| u ssi q u q[ aurait la plus profonde répugnance à engager son paysune alliance comportant éventuellement des obligations réci-

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ques.

Avec Sadi Carnot , il en fut tout autrement. Sans se départir en^cn de la réserve que lui imposait la Constitution, il vit souvent lesAmbassadeurs étrangers, eut occasion de leur montrer qu il était par-iMtement au courant des questions pendantes, et animé du plus sin-