MANIEL.
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comprenait pas et avec lequel il ne pouvait correspondre qu’àM’aide d’interprètes.
Avant Maniel, on n’employait en Autriche que les mesures lo-ties, dont le calcul était compliqué. Il y substitua le calcul déci-mal, basé sur le pied de Vienne et sur la livre de 5 oo gr . Après unelégère résistance, les avantages de cette mesure furent si bien comprisfue toutes les administrations voisines se l’approprièrent.
Dès l’abord, sa qualité d’étranger avait soulevé les susceptibilitésdes agents placés sous ses ordres; mais sa droiture, sa bienveillance,^a grande capacité qu’on devait lui reconnaître ne tardèrent pas à luir allier tous les cœurs. 11 passa huit années en Autriche , voyant tou-jours grandir son autorité et sa considération, malgré les difficultésr esultant de la guerre, pendant laquelle il céda momentanément laPlace à un sujet autrichien, M. Engerth. A son départ définitif, enJ 863 , il fut l’objet des témoignages les plus touchants d’affection etde sympathie. Son successeur fut un autre ingénieur des Ponts et^haussées, Léopold Bresson (i835), qui venait de remplir des fonc-ions importantes dans la construction et l’exploitation des Cheminsde fer russes et qui dirigea la Compagnie autrichienne des Cheminsde fer de l’État, de 1 863 à 1879. Aussi l’esprit français continua-t-ilu inspirer les agents de la Compagnie, et, pendant la guerre de t 870,°n les vit aider de leur mieux nos soldats prisonniers et faciliter1 évasion de ceux qui cherchaient à se soustraire à la captivité.
De retour à Paris , Maniel prit une part importante, comme admi-nistrateur, à la direction des Chemins de fer autrichiens, à la créa-don de ceux du nord de l’Espagne , d’autres encore. Mais, en 1867,d renonça à toute occupation étrangère pour remplacer Rümeau(prom. 1828) comme Secrétaire du Conseil des Ponts et Chaussées.
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r °mu Inspecteur général, entouré de l’estime de tous, Maniel sem-ait n’avoir rien à désirer, lorsque les désastres de l’année terribleAnrent le frapper, comme tant d’autres. 11 suivit la délégation duFinistère des Travaux publics à Tours, à Bordeaux et enfin à Ver-Ailles. C’est là qu’il fut frappé par un mal implacable, loin de sa^ttime, de ses enfants, restés à Bordeaux . On crut d’abord à unSlIi tple refroidissement. Bientôt le cerveau se prit, et cette belle in-digence s’éteignit brusquement le avril 1871.
G al DE VlLLENOlSY.
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