RIEU.
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vingt jeunes gens de l’Helvétie à l’École Polytechnique de France , aprèsavoir subi les examens prescrits par le règlement.
Cette clause a été reproduite, en 1812 et en i8ifi, avec quelquesmodifications, dont la principale réduisait à cinq le nombre desadmissibles. Le régime des Capitulations prit fin en i83o, lors dulicenciement des régiments suisses. Le Gouvernement helvétique litalors de grands efforts pour obtenir la continuation de la faveur quilui avait été accordée, mais il ne put obtenir pour ses régionaux quel’autorisation de terminer les éludes commencées. Il fallut que laSuisse se contentât, comme d’autres pays d’Europe , d’envoyer àl’Ecole un certain nombre d’ auditeurs externes. Cependant, en18/ji, le roi Louis-Philippe décida que, par égard pour des antécé-dents historiques et à raison du bon voisinage, la Suisse pourraitfaire entrer chaque année jusqu’à trois élèves internes, qui seraientsoumis au même régime, aux mêmes travaux, aux mêmes concoursque les nationaux. Ils devraient d’ailleurs être entretenus à l’Ecole àleurs frais ou à ceux de leur pays et n’auraient aucun droit auxemplois dans les Services publics, réservés aux seuls Français .
Après la réorganisation de l’École en i85o, le droit de concourirfut definitivement retiré aux Suisses , et les démarches tentées à plu-sieurs reprises pour le recouvrer demeurèrent sans succès ; mais la loides g-a5 décembre 1790, dite cle réintégration, est toujours envigueur; il suffit d’un arrêté du Préfet de la Seine pour déclarernaturel français et admissible à jouir des droits attachés à cettequalité toule personne ayant pu prouver qu’elle descendait d’unfrançais expatrié pour cause de Religion. C’est à ce titre qu'ont étéreçus Galissard de Marignac en 1835 et René de Saussure en 1878.
Le nombre des élèves suisses ainsi admis comme internes pourl’une des causes ci-dessus indiquées, est environ d’une cinquantaine,dont une vingtaine sont retournés s’établir en Suisse . Les pluscélèbres sont les suivants :
RIEU (Jean-Louis). (1788-1868.)
Fils d’un ancien officier au régiment suisse de Diesbach, au servicede la France, Jean-Louis Uieu naquit à Genève le 6 août 1788, etentra à l’École comme Français , en 1806. Il servit d’abord dans