ÉLÈVES ÉTRANGERS.
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Italie.
Le général Ménabréa, ancien ambassadeur d’Italie en France ,avait bien voulu accepter la tâche de rédiger les Notices relativesaux anciens Élèves de l’Ecole, d’origine italienne . Le iojuin i8g3,il écrivait à M. de Rochas, Secrétaire du Comité :
Mon cher Colonel,
.Les hommes de mon temps sont imbus des enseignements de
l’Ecole Polytechnique. — Ainsi, j’ai été, à l’Université de Turin et auxEcoles militaires, pendant près de cinq ans, élève de l’illustre professeurPlana, ancien Élève polytechnicien. — J’ai été, à l’Université de Turin ,élève du célèbre Cauchy, polytechnicien. — Mon premier général, entemps de guerre, a été le général Cliiodo, ancien polytechnicien, qui com-mandait le Génie pendant la campagne de 1848 et dirigeait le siège dePeschiera . il fut le Président du Comité d’Artillerie et du Génie; je luisuccédai dans celle charge. —■ Je fus en grande relation avec le généralPoncelet; les leçons qu’il donnait à l’École d’application d’Arlillerie cldu Génie à Metz me servirent de guide dans les leçons que je donnai à lanouvelle École d’application d’Artillerie et du Génie de Turin , qui lutprincipalement fondée par moi après la guerre de 1848 et dans laquelle jefus spécialement chargé de l’application des Mathématiques à l’art de laguerre et à l’art des constructions. — Les leçons données à l’Ecole desPonts et Chaussées de Paris étaient surtout consultées par moi. — Desorte qu’on peut dire que notre enseignement technique était pénétré del’esprit polytechnicien de Paris . — D’autre part, on n’oubliait pas queLagrange, le plus grand géomètre de nos derniers temps, est un des fon-dateurs de l’École Polytechnique de Paris (').
Ainsi nos études sont toutes éclairées par un grand reflet de cette remar-quable institution qui a fourni tant d’hommes illustres.
La mort empêcha le général Ménabréa de tenir sa promesse et,sauf pour Plana auquel M. Callandreau a consacré la Notice qu’on
O Lagrange, né à Turin en 1786, appartenait à une famille française établie enPiémont depuis une centaine d'années. Il fut nommé à 19 ans professeur à l’Ecoled Artillerie de Turin et fonda peu après, avec quelques amis, l’Académie desSciences de cette ville, dont les Mémoires commencèrent à être publiés en 1759.