LAURENT.
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lécules et la structure de leur assemblage. Mais il semble que, dansles corps fluides, où le phénomène est purement moléculaire, lathéorie la plus satisfaisante soit encore celle que Laurent a établieen tenant compte de ces rotations internes- qui, suivant une idéechère à Lamé, pourraient bien intervenir dans la généralité des phé-nomènes physiques.
Dans une suite de Notes et Lettres à Arago (1845-1847), Laurenta développé l'ensemble de ses vues sur la théorie des ondes. Il s’ymontre fort novateur et la vivacité avec laquelle il y heurte parfoisles idées de Cauchy ajoute à la valeur de l’estime que lui a finale-ment témoignée l’illustre géomètre. Il convient d’y signaler uneétude des particularités que doivent offrir les vibrations lumineuseslorsque la longueur d’ondulation devient très petite.
Ces beaux travaux avaient vivement frappé l’Académie qui, le20 janvier 1847, présenta Laurent pour la place de Correspondantde la Section de Géométrie, vacante par suite de la nomination deJacobi à une place d’Associé étranger, et une lettre de Cauchy, con-servée par la famille de Laurent, montre qu’en j 85 1 l’illustre géo-mètre le considérait comme digne d’être présenté à une place va-vante dans la Section.
En 1851, Laurent fut appelé à Paris , au Comité des fortifications« pour y examiner les nombreuses questions d’Art et de Science quilui sont journellement adressées ».
Dans ces fonctions absorbantes, il présenta encore un Mémoiresur les équations aux dérivées partielles (1862); mais sa santé,ébranlée par les excès de travail, déclina rapidement et il succombale 12 septembre 1854; il n’avait que quarante et un ans.
En annonçant à l’Académie la perte que venait de faire le Corpsdu Génie , le maréchal Vaillant présentait, au nom de la veuve deLaurent, ses deux derniers Mémoires, sur la théorie de la lumière etsur la théorie des imaginaires. Le ig mai 1855, au nom de la Com-mission nommée pour les examiner, Cauchy déclarait que ces Mé-moires ne pouvaient « qu’augmenter les regrets des amis de laScience en leur faisant voir tout ce qu’elle pouvait attendre d’1111savant distingué dont la vie a été certainement abrégée par sesnombreuses veilles », et il proposait de confier à une Commission lesoin de recueillir et d’imprimer ses travaux.