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ADDITIONS ET CORRECTIONS.
théorie de la lumière furent très personnelles; elles obtinrent lesvifs encouragements de Biot et de Lamé.
Cauchy se montra plus réservé; il semble que l’illustre géomètreait éprouvé d’abord le regret devoir modifier, en quelques points,les bases sur lesquelles il avait édifié son admirable analyse des phé-nomènes lumineux. Les équations qu’il avait obtenues pour repré-senter les petits mouvements des systèmes de points renfermaient,jusque dans leurs particularités les plus délicates, les lois de la doubleréfraction, de la réflexion, de la dispersion. Le pouvoir rotatoireéchappait a cette analyse; en i83q, Cauchy avait fait connaître leséquations qui régissent ce phénomène, sans en donner l’explicationphysique. Conservant de ses précédentes recherches la forme linéairedes équations différentielles et laissant a priori aussi grand quepossible le nombre de leurs coefficients, il le limitait ensuite par desconsidérations purement analytiques, répondant à des conditions desymétrie attribuées au milieu. Il trouvait ainsi des termes d’ordreimpair impliquant cette double réfraction circulaire qui produit,d’après Frcsncl, le pouvoir rotatoire. Mais, suivant la remarquefaite alors par Biot , il s’agissait de savoir quelles dispositions molé-culaires peuvent produire de pareils termes, et cette pure analysene pouvait l’apprendre.
Dans une série de Mémoires, présentés en 18/pj, Laurent établitfine la double polarisation circulaire se produit dans les petits mou-vements, de translation et de rotation, d’un système de sphéroïdessoumis à des forces mutuelles. Cauchy, dont la pénétration savaitatteindre tous les aspects d’une question, avait déjà considéré d etels mouvements; mais des réductions arbitraires, introduites dansles équations, y avaient supprimé précisément les termes rclatils auphénomène. En présence des équations complètes de Laurent,Cauchy reste hésitant et ce 11’est qu’après un long et minuLieux exa-men que, dans un Rapport académique, il en reconnaît l’exactitude(1848). Il déclare que le Mémoire est digne d’être approuvé et que« l’Académie doit engager l’auteur à continuer ses recherches sur cesujet difficile abordé par lui avec beaucoup de talent ».
Plus tard (i84q), Cauchy eut une idée nouvelle, celle de la con-stitution périodique de l’éther qui permet d’expliquer la polarisationcirculaire ou elliptique, dans les cristaux, d’après la forme des mo-