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culture, on trouve irn avantage en les employant à- des charrois particuliers,pour porter les grains, bois etlourrages à la ville, de maniéré qu’on tr.ouye àles employer continuellement; avantage qui ne se trouve pas dans les Cam-pagnes éloignées.
Comparaison desjorces.
La Force de deux bœul's ordinaires de service est, sans contredit, supérieureà celle du cheval ; la Force ordinaire de ceux-là peut s’évaluer à quinze quin-taux de trait, cched’un cheval fort et vigoureux, ne peut s’évaluer qu’à dixquintaux ; donc une paire de bœufs ordinaires lait un tiers de travail plusqu’un seul cheval.
Tableau de coût.
Une paire de bœufs de quatre ans, en bon état de service, coûte auCultivateur trois cents livres au plus, un hoir cheval coûte plus cher ;l’avantage est donc pour les bœuls.
Tableau de Vharnachement.
Le liarnois d’une paire de bœufs ne consiste que dans un joug, et coûteau plus un écu, tandis que le harnois d’un cheval coûtera au moins deuxlouis , et se renouvellera tous les ans ; le timon d’un char quelconque,pour atteler des bœufs , est très-simple et point dispendieux, une limon-niere, au contraire, pour un cheval de trait, coûte beaucoup plus; ladifférence sur cet objet est considérable. Nouvel axantage des bœufs sur Jeschevaux.
Tableau de comparaison pour les engrais .
Une paire de bœufs fait beaucoup plus d’engrais qu’un seul cheval. Il estvrai que la fiente du cheval renferme une vertu plus active pour la végé-tation : mais celle du fcœufeontient plus de sel, à volume égal les parties ensent plus divisées , et pénètrent mieux la terre, par le lavage : d’ailleurs,l’urine du cheval est préjudiciable, l’orsqu’elle est exposée sur les terres sansêtre long-temps gardée auparavant, parce qu’elle contient infiniment plusde parties phosphonques, qui sont autant de parties contraires à la végé-tation. L’urine de bœuf, au contraire, en contient beaucoup moins, et par