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Tome deuxieme et dernier.
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PHILOSOPHES ET

ses taleiis lítoient ignorés. Quand l’anecdote publiée depuispeu seroit vraie, quil n'étoit pas admis à ia table de M. Dtt

MATHÉMATICIENS.

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j vin le jour que les Gens de Lettres y étoient invités , iln auroit pas eu lieu de s’en plaindre, puisqu il n avoit pasmis ses talens au jour* 11 les ignoroit peut-être lui-même,lorsqu’il tenta le prix proposé par f Académie de Dij

rv*n* 1114 T\:r— r ^ ~

Ge suiet av°« été encore proposé par P Académie de Dijon ,

selon lui, la source de lluégalité des condmons & de

, . . , - ~~v~, rabâra l d f meI " u f re s monter son individu fur le ton de 1*

par un Discours fur cette question ,jì le rètabhjjement des Cependant pour ^ n ’ 2 \\. à p as se retirer dans un dé-

Sciences SC des Arts~ a. contribué à épurer les mœurs, dignité de 1 homme^i. ^ continua de vivre dans les so-Son Discours qui soutenoit(jd) la négative, fut couronné sert pour y vivre ^ ^ aliniens connus dans la sociétés17 S° '• sans doute que F Académie jugea que si cet Ou- eiétés policées , n er . g ^es Artistes, & de

ge n’étoit pas le plus raisonnable, il étoit le plus élo- de se vêtir des to es a ^ construites que celles deâ

La singularité de Fopinion qui le sit paffer pour un loger dans des mai ons me^ ^^ eQurs p ur j es sciences ii

homme à paradoxes, & qui auroit plutôt dû le faire sauvages. Gomme âpres o ^ Sauvages de la Nouvdlè

qualifier d’Avocat dune mauvaise cause, le style éloquent n'alla pas se confiner c sciences, vont épier leurà

dont il fut l'étayer, le firent connoître dans la littérature. %elande , qni ? fans arts ^ ^ m anger ; il aima mieux

Ce fut alors quil osa produire sur le théâtre sa Comédie voisins pour les prem re . e ^ âes'sciences Lc des

de Narcisse, ou F Amant de lui-même, qui n’eut aucun rester avec les François qui,

succès. II en fut bien dédommagé par le Devin da Vil-lage, dont il avoit fait les paroles & la musiq

í* r'i^vriii-rp. l-, — -- '- -v r-

ènvragequent

_umaque, & qu'il

fit paroitre la même année 17 p. Le succès de cette

1 *

: pxece

lui procura ses entrées à l’Opéra.

Aprèp avoir adapté une musique simple, naturelle >;réable à des paroles françoises, il n’y avoit pas lieu de

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arts, surmontent leurs vices naturels, ou du moins les

pallient de façon à ne pas nuire à la société.

Ce système de F inégalité le fit jouer publiquement sur

le théâtre dans la Comédie des Philofophes. Cependant lè

Satyrique ne fut pas universellement applaudi; il pensa

être rayé de la liste des Académiciens de Nancy, ôc nô

5V ' " _

, .1—avoit pas lieu de eitetayeoe » de

s attendre a lui voir soutenir dans fa Lettre [ss-j) fur la dut la conservât

Musique, qui parut en i 7 n , que la langue françoife né- Rousseau. P économie politique , son Contrat

toit pas susceptible de musique. II dit que cette lettre le Son Discours J»> perpétuelle ,

c ^ m ^ • j 1 - r -r . u 1 • f teîCs son Extrait du projet de paix p p

sit taxer d ennemi de la nauon trançoue;au moins elle lui Joûtai (50 J > . . r j.minpr: & comme

fit perdre ses entrées à l’Opéra; mais les gens raisonnables partent d un eîpn & informé il ne manqua pas d’ap-n’y virent qu un homme qui se plaisoit à se distinguer par il n’est pas le seul ain 1 con * v0 j r écrire con-

des opinions singulières. probateurs. ° à M> ç ssAkmbcrt , qui parut (yp)

C’étoit dans la vue de ne mettre aucun frein à ses opl- tre le? théâtres a r ^ expliqué ce paradoxe > en di-ssions, quil étoit retourné à la religion protestante. II en en 175 8» mais il a epu théâtre dans fa jeunesse ,

avoit fans doute trop coûté à fa sincérité, lorsqu il fit sant qu il avoit trav^i . ^âspuis qu’il en avoit connu soUn Mémoire pour avoir part aux libéralités du Rot de Sar- & qu ii ne 1 avoit pas a _ comme Citoyen d’une Rédaigne , à raison de sa catholicité & des droits qu il avoit danger. Au reue, >

abandonnés à Genève ; loríqu’en 17^2 il avoit fait, parcomplaisance pour Madame de JVarens ? un Mémoire surM. de Bernex , qu’il éievoit jusqu’au don des miracles.

Son cœur étoit trop droit pour professer, même seulementen apparence, une religion contre les dogmes de laquelleil se difposoit à écrire ; & comme il croyoit que F essence

de la religion protestante étoit de ne point avoir de dog-mes j il s y réunit authentiquement à Genèvese fit - í: - '

■ en 17 jq, j &

_ci \zzsitv 6 en. 17

réintégrer dans ses droits de Citoyen. Dès t 7 ; 5 ,il fit paroitre son Discours fur /' inégalité des conditions ,qui contient en substance toutes les opinions qu'il a dé-veloppées depuis fur la Religion & le Gouvernement.

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publique resserrée par ses limites, & plus attachée auxarts utiles qu’agréables, & d’ailleurs soumise à des loixsomptuaires , regardait le théâtre comme contraire à F aus-térité des mœurs d’un état démocratique, dont tous lesindividus font liés ensemble par Fesprit d'égalitéi II y adans la lettre de Rousseau des morceaux dignes d’un Ci-toyen de Fancienne Sparte ; j’y aurai recours lorsque jâtracerai le tableau moral de la Suisse. Le roman de Julie ,ou de la Nouvelle Eloïfe , qui parut én i 7 ds, sut lu avecune avidité surprenante, & il est bien fait pour F être ;l’intérêt que Rousseau a su y répandre, le ton de raisonqui y régné, satisfait Fesprit ôt le cœur. II n’en est que

(í6) On a consigné dans YAlmanazh littéraire de 1780, à Paris,' in-iz ,page i'-7 - l’anecdote suivante. Un homme fameux dans la littérature , 8cfort lié avec Rousseau , dit au Genevois qui alloit composer pour l’Acadé-mie de Dijon: Quel parti prendrez-vous? Ceíui àes Lettres. -Non; c’est

le pont aux ânes, prenez le parti contraire, 6c vous verrez rjuel bruitvous ferez. On volt dans YEmìle que Rousseau n'oublia pas l’idee paradoxalequ’il avoit soutenue dans son discours couronné pat PAcadémie de Dijon ; cepremier succès lui fit fans doute chérir avec prédilection la cause qu’ilavoit plaidée devant Y Aréopage littéraire de h Bourgogne , Sc porta depuis son

esprit à cmlataíset par préférence le contrepied des idées généralementreçues.

(S7I On peut voir dans VEssai fur la musique ancienne &- moderne (tome IIÍ,p. 35° > 474, 667 & 677,8c tome IV , p. 367 , Paris, 1780, 4°«

avec fig.) le Jugement qu’on y a perte des talens lyriques de M. íUus-seau & de sa Diauybe contre la musique íranjoise. Le Dìil.onn.r.re qu il

Tome 11 SC dernier »

avoit donné sur cet Art efl excellent dáns quelques articles , mais plein àe fiel &■ dachoses abselumènt fausses dans â'autres. Uensemble du Devin du village efl char-mant ; mais les paroles ù* la muflque de cet intermède examines séparément , prouventqu’il n étoit ni Poète, ni Composteur.

(58) On demandoit un jour à M. de Voltaire : Que pensez-vous du con-trat social de Jean-Jacques Roufleau ? Dites plutôt insocial, répondit-il.

(59) Jem-Jacques Rousseau, Citoyen de Genève, à M. á’Alemben , dél’Académie françoife, Sec. fur son article Geneve dans le feptieme voltimëde Y Encyclopédie , & particulièrement fur le projet cPétablir un théâtre ddComédie en cette ville, avec les réponses a cette lettre; Amjìerdam , 1763 ,in-ii, nouvelle édition. Il avoit paru en r?59 - ^'8 . à Berlin 8c à Ams-terdam , une réponse à cette lettre , sous le titre , L. H. Dancourì Arle-quin de Berlin d M. Jean-Jacques Rousseau Cuoyen de Geneve ; mais cette ré-pliqué fut regardée avec mépris par les admirateurs de la logique ôc du styîsnerveux de Rousseau.