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ss ne laisse pas d’avoir son mérite. On y trouve certainesexpressions nobles, quelques faillies piquantes, ôc sur-toutun laconisme sans obscurité, caractères qui nétoient pasordinaires dans les écrits de ce siecle.
RuJJìnger ( Jean-Jacques ) , natif de Baie , Auteur deplusieurs Dissertations fur les antiquités d ’Aug{l,à<e Bâle ,de Soleure , de Jf^indijch , Keyferjlhut ôc de JVinterthour ,donna, en 1628, Periphrajìs urbium Helvetiorum veteruméC eariun Injcriptionnm , in-4 0 . On a aussi de lui > SancliGalli Helvetiorum Dejcriptio , en 1627 , in-4 0 . Eìet An-tiquaire étoit issu de la noble famille de Rujsmger , établiea Rapperfchweil.
Salomon (81 ) III du nom , Evêque de Constance depuis890, ou 892 jusqu’à sa mort, qui arriva le 5 Janvier 920 ,avoit été Abbé de Saint-Gall depuis 890 , ôc de onze au-tres Monastères , si l'on en croit certains Auteurs. Dès sespremieres années , il fut destiné à être Clerc du Palais , ôca fin de le mettre en état d’en remplir les fonctions, ses pa-ïens l’envoyerent à l’école de Saint-Gall. II y eut pourMaître le* célébré Ison , ôc pour condisciples, Tutilon ,Notker le Begue ôc Ratpert , qui ont leur place dans cettegalerie des Savans. II fut pendant un temps Chapelaindu Roi Louis le Germanique . L’histoire a consigné lesservices qu’íl rendit à l’Eglife ôc à l’Allemagne. Les Ecri-vains contemporains attestent qu’il aimoit les lettres, ôcfavorisoit ceux qui les cultivoietit. On remarque qu il avoirune dextérité singulière à bien peindre les lettres capita-ses, Ôc q ue m £ me ^ a près avoir été élevé à l’Episcopat, ilprenoit plaisir à les dorer ; mais son talent pour la chairese rendit beaucoup plus recommandable. 11 y paroiffoitïarement fans tirer les larmes de ses auditeurs. On loueaussi beaucoup les agrémens de fa conversation. L Historien(82) de fa vie écrit qtfil é^oit issu d une maison illustre,sees (83) Modernes veulent qu il ait été de celle des Baronsde Ramschwagy qui font aujourd hui du cercle de Souabe,à qui tirent leur nom du Château de Ramschwag , dont°n volt encore les ruines au confluent de la Sittern avecla riviere de Thour, entre Bernhardyell ôc Defchlishaufendans le territoire de l’Abbaye de Saint-Gall ,* quoi qu il ensoit, Salomon est Auteur de plusieurs écrits qui font par-Ve nus jusqu’à nous. II y a de ce Prélat un petit recueilde poésies , publié d’abord par Canijius , parmi ses (84)Rtçons antiques , & réimprimé depuis dans la Bibliothe -
des Peres (85). La muse de Salomon avoit un peu Tem-P r eïnte de la Barbarie du dixieme siecle. Trithême ( 86 )Eure qne cet Evêque avoit fait un beau Traité fur lessept Arts libéraux. On lui a aussi attribué le Glossaire ouVocabulaire , qui appartient plutôt a IJon , son maître,n en est de même des Scholies fur le Poète Prudence ,stUe des Auteurs donnent à Salomon , ôc qui font pareil-
ANTIQUAIRES. 9 $
lement l’Ouvrage du même lfòn. N’oublions pas de direque Salomon eut part au grand nombre de décrets qui furentdressés, en 897, au Concile de Teuverpihs de Maïence, au-quel il se trouva en personne.
Sattler ( Jean - Rodolphe ) , de Bâle donna dans leseizième siecle un Traité, en allemand , de la maniertdé écrire des lettres , qui fut imprimé à Bâle , ôc dont iíy a plusieurs éditions postérieures, en 1642 , êec.
Sattler (87) (Wolffgang) > surnommé Weijfenburge ,né à Bâle le 15 Mai 1579 , y mourut de la peste le 2%Décembre 1610, alors Professeur de Morale dans l’UnLversité. On a de lui une description de la ville de Mont»beliart ; des Traités d’Astrologie, entr’autres , Libellasde calendarum Januarii ominationibus ,* le Mercure afiro~logique ; une thèse imprimée à Bâle en 1609,2/2-4°. DeJure & Privilegiis Médicorum.
Schmidt de Rojsan ( Frédéric-Samuel de), natif (88)de Berne , aujourd’hui Conseiller aulique ôc envoyé de plu-sieurs Cours d’Allemagne, résidant à Francfort fur le Mein;3'est aussi très-distingué par ses profondes connoissancesdans l’étude des antiquités. Ayant obtenu le droit de Bour<geoisie à Bâle, il fut nommé, le iz Septeínbre 17 62 yProfesseur extraordinaire SC honoraire des Antiquités*L’Université lui conféra ce titre fur fa demande. M. deSchmidt donna pendant deux ans des leçons publiquesfur la science des Médailles, fur les inscriptions ôc monu-mens des Grecs ôc des Romains. II quitta Bâle pour allées’établir à Francfort . L’Académie royale des Inscriptionsôc Belles-Lettresà Paris,l’anommé, le 1 Septembre 1758son correspondant honoraire. M. de Schmidt doit ce titreà ses Dissertations couronnées par l'Académie. On a delui le recueil ( 89) d’antiquités trouvées à Avanche , àCulm ôc en S autres lieux , publié à Berne en 1760, in-4 0 , avec 35 planches; une Lettre à M. d!Armone, Doc-teur ôc Professeur à Bâle, insérée en 1760 dans le Journalhelvétique ; un Mémoire fur les Oolithes , inséré dans lemême Journal en 1762 ; une Dissertation fur une Colonieégyptienne, établie aux Indes, imprimée à Berne en 1763 ;diverses Dissertations fur les Antiquités, particulièrementfur celles de l’Ëgypte, à Carlfruh en 1765-, in8°; uneautre Dissertation fur les Prêtres ôc les Sacrifices des Egyp-tiens , à Tubingul en 1768 , in-8°, ôcc. M. de Schmidtest aussi de l'Académie de Cortone depuis 1760 ôc de celledes Antiquités de Londres.
Schobinger ( Barthelemi ), natif de la ville de Saint-Gall } Docteur en droit, rassembla une Bibliothèque con-sidérable , de laquelle le fameux Goldast tira la premierepartie de son recueil, Parœrieticorum vetenun , publié en1604. Schobinger a fait des additions aux Antiquités allé-mastiques deVadianus , insérées dans le troisième volume.
(81) Hist. lîtt. delaFrance, tome VI, p. 164^68-
(8-.) Ekkehardus junior , de casibus Monasterii Sanéti-GalU, cap. I p. 12.
^ s eq. Apud Go Idajtum , inter Scriptores Rerum Alamannicarum. T. 1 , w u Lfranco/^, à, so-fol.
(8;) GàF. ibid. T. I, parte I, p. 107. Le«,Dict. Hifi. de la Suisse,
Í0ÎIie XV, p, 17.
< 8 4 ) Antique Lectiones, editio Bafnagìi , tom. II, parte III, p. r;9'247-1 * 5 ) T-XVI, p. 1 300-1304.
^6) Cbronicon Hirsangiense, & illustres viri Germani»,
(87 ) Athenœ Rauricce, p. 431,43Ibidem, p. 457 , 458.
Rome II £j> dernier*
M.de Haller, Conseils pour former une Bibliothèque historique de laSuisse, p. 104,105.
(89) M.Ve Schmiâc y décrit le pavé à la mosaïque qu’on conserve à Avan-che, & quelques autres antiquiícs;de cette ancienne Capitale de l’ Helveiie, Iltraite aussi avec étendue des antiquités très - curieuses, trouvées à Ober -Culm en 1757 & l 7 ï %, & il parle de quelques autres rnonumens des Ro-mains que l’on voit en Suisse. II voudíoit placer Gânncdurum à Obsr-Culm -mais M. de Haller doute que son avis soit généralement goûté, 8c il penseque Bachs , dans le Canton de Zurich, a plus de droit à répéter le localde Gannodurum,
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