HISTORIENS.
hauseri , Ministre , mort le 19 Juin 1606 , a donné unedescription, de Schaffhausen . L'Ouvrage n’a pas été im-Pnmé; on y trouve des notices diplomatiques fur les Ab-
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^ a yes, Couvens & Eglises de cette ville. L’Auteur décriton Gouvernement, rapporte ses Antiquités &: son His-toire, celle des familles nobles & patriciennes de FEtat, ôc°nne la Topographie du Canton.
Rusconi ( Bernard de Rusca , ou), né (ipy) à Lu-c ^ rne , élu Abbé de Rheinan le i Décembre 1744, morte 28 Août 1753 à 53 ans , a écrit l’Histoire diplomati-que de son Abbaye en trois volumes in-foh Ce précieuxrecueil a beaucoup servi à Dom Maurice Kan-Òer-MeerS Hochenbaum , Secrétaire-Général de la Congrégation
^nédictine de Suisse, pour écrire l’Histoire de FAbbaye
de RVi * t»» 1 , /
ívneinau. Mais ce dernier a prouvé d’une maniéré vic-torieuse quels ont été les Fondateurs de ce Monastère tcouverte qui avoit échappé aux recherches de l’AbbéR- u sconi,
R u Js ( Melchior de Rubeis , autrement ) , né ( 196) d’uneam iHe distinguée par fa noblesse & les services qu’elle avoitre ndus a la ville de Lucerne , fut pendant un temps Secré-t* lr e d Etat. En 147P , Ambassadeur de son Canton àj a la Cour de Mathias, Roi d’Hongrie, ce Princedonna l’Accolade de la Chevalerie ; la même dignitéfut conférée, en 1481 , avec le Chevalier Cafpar deer ten/lein , Avoyé de Lucerne par Louis XI, Roi derance. II set tué ,en '14pp., pour la défense de sa Patrieans la guerre des Suisses contre la Ligue de Souabe. Onj ® ^ Une Chronique manuscrite de la Suisse. Etterlin ,Ucerne, s’en est servi avec succès pour composer celle^ 1 a donnée au Public en 1507. La Chronique de RuJJ,e ° nt dn manque, a été écrite en 1481. Ce qui (ip7)o se ^ e ne va que jusqu’en 1414. Elle est très-précieuse,. ^ tr °uve l’Histoire de Guillaume Tell, ce Héros àdç 3 a tant d’obligations , & dont cependant
m °dernes Pyrrhoniens ont osé nier l’existence , ou
du moins les principales circonstances de fa vie, malgréles monumens publics , élevés en son honneur dans lemême siecle où il vivoit. RuJ) n’a pas oublié FHistoirede la pomme, ni celle de l’Arbalete , placée dans labarque de Gesjler , il a rapporté l’événement dans uneChronique qu’il dédia à l’état de Lucerne. Peut-on ima-giner qu’il eût eu la témérité d’y avancer un fait de cette na-ture , fi le récit n’eût été fondé fur des monumens & furune tradition irréfragable , un événement passé en 1307^c'est-à-dire, environ cent cinquante ans avant la naissancede Rujs. Certes , les anciens Suisses n’avoient pas oui parlerde l’aventure de l’Arbaletrier Danois (ip8) Toko , qu’on litdans Saxon (ipp) te Grammairien , qui vivoit en 1201.Ces Preux des treizième & quatorzième siécles ne se pi»quoíent assurément pas de feuilleter les annales du Dan-nemarck, & ce scroit, ce nous semble , faire beaucoupd’honneur à leur imagination, si on osoit les croire ca-pables d’avoir travesti Fhistoire d’un des fondateurs de leurliberté d’après celle d’un Arbalétrier Danois qui vivoiten p50 & 965 , fous le régné de Harald Blaatand, Ilsconnoissoient à peine de nom Coppenhague & Stockholm }& encore moins le Grammairien Saxon , Prévôt de Rots-chieldtn Dannemarck. Les circonstances|del’histoire à&GuiUlaume Tell ont été recueillies d’après d’anciennes ( 200 ) re-lations , par le célébré {%Q\)Tjchudist\\ les a transmises fide«;lement dans ses Chroniques ; disons plus, cet Historien ,dont on vante la candeur & l’exactitude, n’eût pas consi-gné dans ses Annales un fait si précieux à toute la Suisses’il eût douté de fa certitude. Chef d’un Canton, il eûtmanqué à son caractère en débitant, comme vérité, unévénement qu un Ministre Bernois , Uriel (202) Freuden-berger , a eu l’ineptie dans une (203) brochure d’appellerun eFable Danoise 3 comme siPhistoire de Tell eût été em-pruntée des Annales suspectes de Saxon le Grammairien vDéjà avant Tschudi , Petermann Etterlin , Greffier de Lu-cerne , avoit rapporté l’histoire du Preux Uranien dans
p ar I°ges des Hommes illustres & célèbres du Canton de Lucerne,
( * ^Balthasar) p. 179 > 180, en allemand.
P, , a hhasar, Eloges des Hommes illustres & célèbres de Lucerne,77-179, en allemand.
®*kliog. belvék., tome IV, p. 37-44;set] e ^ ‘ f e Bdthasar , Trésorier de la République de Lucerne, en pos-
ée B ru ^ e C0 P* e â après l’original qui est conservé dans la maison de Segejser
(i, 8 ) g £‘ .
trag es ,f m ^ me Toko tua depuis le Roi Hârali pour se venger des ou-lìb. x ^ âvoit faits. Voyez Saxonis tìrammatici Hijlorice Danicœ ,On Ut’ *84-186, cam notis Joannis Stephanii. Sorœ, 1644 , in -fol. fig-te ut ^ ppj S * 3 Chroni q ue ée Norwege , par Snorus ou SnoroSturla, Au-de l a p- / Lít V an ^ ca » qui fut tué en 1241 , que Palnatoko, l’un des Grandssoir fa 0 ™ ’ ì>iesta mortellement dans un combat naval Harald, qui refu-foì s | £ ^rtager le trône avec son fils Sveno , dont Palnatoko avoit été autre-été iujp P u ^ erneur - Cette Chronique de Norwegé, traduire en Suédois, aA Vril jg lrBe ” e e . n Le savant Danois Stephanius, mort le 22
le p a fl- ° ’ ^ U1 a ^onné des Commentaires fur Saxo Grammaticus, a citék langue ^n ^ ^ noruíy P* 20 5- ^a Chronique de ce dernier est écrite danstiqua, } n » on en trouve la notice dans Jean Scheffer. ( Upsalia anti-
in- 4. 0 j ’ P* *4), dans Thomas Bartholin (Antiquitates Danicre, 1689»
1678 , à ^ ans ^i^hotlieque de Koenig , p. 783 » Altdorfii,
du douzi em *°,.’ nomrtle# a cause de sa science, Grammairien , Historienque de Lande ^’ n ®^ ans I e Seiland , Prévôt de Rotschield. L"Archevê-v ers p an le porta a écrire en latin l’histoire du Danemarck ,
re Proche ^ 3 ^ ^ ouze Uvres qui vont jusqu en 1186. On lui
^ fables, fur-tout dans les cornmeneemens.il imita' eue histoire a été imprimée pour la première fois à ParisU ^ dernier.
en 1 y 14 ; la meilleure édition est celle de Sora en 1644, in-folio, avec lesnotes de Stephanius. Saxo mourut en 12.04. Jean-Isaac Pontanus desiroit danscette Histoire de Danemarck (Rer. Danicar. Historia, p. 29;, 294. Amftelodamij1631 , in-folio, figures ), que Saxo eût marqué les époques chronologiquesdes événemens,8í qu’il eût omis beaucoup de fables qui défigurent prin-cipalement ses premiers livres , & qui ont fait dire à Vives que Saxo avoitécrit des fables 8c non une histoire. Pontanus n*a pas rapporté l’aventurade l'Arbalétrier Toko, dansl’hiíioire duRoi Harald, qui régna depuis 931,jusqu’en 980.
(200) Suivant la Chronique du Chevalier de Klingenlerg, Gentilhommede la Turgovie , qui écrivoit vers la fin du quatorzième fiecle, GuillaumeTell d’Uri, Défenseur de la liberté, Wilhelmus Telia Uranienfis, lìbertaûsPropugnator , vivoit en 1307 avec ses fils Guillaume 8c Gaurier; fa famillen’étoit pas encore éteinte au tems de Klingenberg. Cet Auteur contempo-jrain rapporte que Tell avoit combattu en 131s avec son beau-pere Gautier Fur st ,natifi'Attinghausen, même pays d’Uri, à la Bataille de Morgarten, qui astura laliberté , &* qu après cette guerre , il fut administrateur des revenus de 1‘église deBurglen, qui dépendoit alors de l’Abbaye de Zurich.
(101) Cet Auteur, du seizième fiecle, a attaqué vivement dans fa Chroqnique (tome I > livre III page 158) les Annales du Danois Saxo ; il les regar-doit comme un tissu de fables 5 cet Ecrivain n’ayant même fait presqueaucune mention des Cimbres 8c autres nations du nord, quoique leurs émi-grations fussent rapportées par les Grecs 8c les Romains.
(102O Pasteur de Glerejse ou Liger £, dont on a en latin, dans le recueil zTempe Helvet. T. I G T. U, des observations fur le Culte des Serpens che1les Anciens. Voyez Leu , Dict. hist. de la Suisse, tome VII, p. 321.
(203) Imprimée en 1760, in~& , en allemand 8c en françois, fous setitre : Guillaume Tell , Falle Danoise .
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