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Tome deuxieme et dernier.
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II I S T O

On 3 encore de Sprechèr une histoire des troubles de laF'alteline , aussi écrite en latin, & imprimée à Geneve,en 1629 , in-f, Cette Relation a été traduite, en alle-111311 d, en 1701, z/z-4 0 . Eile est estimée , & , quoique1 Auteur fût reformé, Quadrio , natif de la Valteline, &zélé Catholique lui rend le témoignage qu’il est impartial.On conserve à Zurich, dans la Bibliothèque du Chapi-tre , un Traité de S prêcher , de Rhoetia Alpeftri , qui estl!tl excellent supplément de celui que Tfchoudi avoit publiésur le même pays. Sprecher a aussi écrit la Généalogiediplomatique de la maison de Planta en Grisons ; c’estd âpres son travail qu'on a imprimé , in-folio , à Coire ,en 1722 , les tables généalogiques de cette maison qui se ditiflue de Pompée Planta, Gouverneur d’Egypte fous l’Em-pereur Trajan , & dont Pline le jeune fait mention dansses lettres. M. Jean-Louis Lehm'ann a publié, en 1780, àOoire , en deux volumes in- 12, avec des notes , la conti-nuation de la Relation des troubles des Grisons, depuis1629 jusqu’en 1 tfq.y , écrite en allemand par Fortunat Spre-cher, Cette relation est très-estimée. Le portrait de l’Au-teur est à la tête du premier volume.

Spreng (Jeán-Jacques), natif de Baie , est mort le 27^ai 1768. Outre les productions que nous avons citéesa son article dans la classe des Poètes , ce Savant a aussipublié plusieurs Mémoires & Dissertations fur l’Histoirede la Suisse. Son Discours (244) fur le combat de S. Jac-ques fur la Birse lui a fait grand honneur. On a encore deni trois Ouvrages en allemand fur l’histoire de la ville& du Canton de Baie, mais qu’il faut lire avec précaution ,sur-tout celui qui a pour objet l’Histoire Ecclésiastique duP a ys des Rauraques. L’Auteur préoccupé y avance desparodoxes & des objections, qu’il est très facile à la faineCri tique de réfuter : par exemple, ses sarcasmes contre le^nartyre de la légion Thébéenne, & contre l’histoire deaint Fridolin , Patron du Canton de Glatis, & Fonda-t^ur de P Abbaye de Seckingen, font de la derniere, ab sur-ne. Spreng eût dû se dire d’avance que les invectives ne

font

jamais victorieuses aux yeux du raisonnement. En

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et jtout gît en preuve pour détruire ou pour assurer

p 11 sait historique. Que l’Empereur Maximien , esclave du

°àtheijme , & fameux dans l’Histoire par l’excès de ses

Cr uautés, ait eu le fanatisme de faire massacrer une légion

e ntiere de Chrétiens ; st le fait est prouvé par des témoi-

Snages irréfragables, ainsi que l’a depuis démontré M. de

lVa: L> cette action d’atrocité ne me surprendra pas plus

st u e de lire dans la Vie de Néron , que cet Empereur monta

une tour, habillé en Comédien, & qu’il y chanta un

oerne fur la ruine de Trojye pendant l’embrasement de la

1 e de Rome , horreur qui avoit été préparée par ses or-

^ es » & dont il ne rougit pas d'accuser les Chrétiens, en

^eurfaif an ,; subir la mort la plus "cruelle ; puisqu’au rapport

actte & de Juvénal, il eut la barbarie de les faire atta-

CilPr N 1

v a ues pieux plantés dans les rues de Rome, & qu’a-P es ^ es avoir fait couvrir de chemises soufrées, il s’en ser-

4 4 ) n allemand, imprimé à Bâle en 1748, in- 4 0 .katailig d" 6 ^ a ^ a,nne e'toit fils d’Ulric Steiner , deZoug, tué en 1476 à 1deZo 6 0 ^nd 5 vn , & de Marguerite Seiler, dont le pere, Jean Seilei* aV °^ Cté auffi tué en 1444 à la bataille de Saint-Jacques furttiêmè — ° U eU deUX onc,es ' J ean & Rodolphe Steiner , qui avoient cP en pour la patrie, en 1541 , à la bataille de Bsllin^one , il eut dç se

RIENS. 12s

voit comme de fanaux pendant la nuit pour éclairer les paf-saqs. Aureste, rien ne doit étonner de la part d’un Prince telque Néron, qui disoit souvent qu’il souhaiteroit que tout legenre humain n’eûtqu’une tête, pour avoir le plaisir de lacouper. D’ailleurs l’exemple de la LégionThéòéenne, mas-sacrée pour cause de désobéissance, ne doit pas plus frap-per que celui de la Légion Romaine de la Campanie, quipour avoir pillé la ville de Regio, fut condamnée à mortpar le Sénat. Inexécution eut lieu, au rapport de Tite-Live(. lib. XV , Epifl. ) : Legio Campana qu ce Rhegium occupa «verat , obfejja > deditione facla fecuri percujfa ejl.

Staehelin ( Jean) , de Bâle, Docteur en Médecine dansl’Université de cette ville, Auteur de plusieurs Disserta-tions fur cet Art, fur PAnatomie & la Botanique, a pu-blié à Bâle en 1744 un Mémoire historique fur la guerredes Suisses, contre Charles le Hardi, Duc de Bourgogne,De geftis inter Helvetios SC Carolum Pugnacem, DucemBurgundiœ, in-f.

Steiner f ezn-Czfyzx), de Winterthour, au Canton de Zu-rich , embrassa la Religion Catholique, & mourut quelquesannées après à Zoug le 2z Juin 1690. On a de lui en alle-mand une Description de la Suisse, plusieurs fois imprimée.La premiere édition de ce livre est de Rotweil, en 1680,z/z-12 , & la seconde de Zoug, en 1684, z/z 8°. Steiner pu*blia aussi en 1680 une Table Géographique de la Suisse,’du pays des Grisons & du Vallais.IIdonna encore en 1682,’in 12, à Turin, fous le nom emprunté de Jean ScorpaHolintius , une Description allégorique de la Suisse, ideaRegniSC Ecclefice Lacaniœ. L’Auteur, nouveau Catho-lique , y fait des excursions immodérées fur Zuingle & lesautres Réformateurs. Le tableau politique & moral de laSuisse offre par fois des nuances mâles & vigoureuses.

Steiner (Werner) , de Zoug, Landamne de la ville ôcdu Canton de ce nom, illustre (24.5) par les services im-portans qu’il rendit à la Suisse, à la bataille de Dornachen 1499, dans les expéditions du Milanez, & dans diver-ses négociations, mourut à Zoug en 1 y 17, & y fut inhumédans l’Eglise de Saint-Ofuald. O11 a de lui en allemand unAbrégé des événemens arrivés en Suisse depuis 15 0 z juf-qu’en iyiz. Jean-Henri Hottinger en a fait l'Eloge dansfa Méthode de Ure t Histoire Helvétique, Les Remarquesde Steiner offrent plusieurs anecdotes intéressantes. 11 aaussi laissé une Relation de la bataille de Marignan, danslaquelle il commandoit les troupes de son Canton, & oùil perdit deux de ses fils, Jean & Michel Steiner. Onvante beaucoup l’exactitude de cette Relation. La Chroni-que manuscrite de Schodoler célèbre la valeur avec laquelleSteiner combattit en cette mémorable journée. On attribuecommunément à ce Landamne des Observations fur laChronique d 'Etterlin, imprimée à Bâle en 1707, info/.Mais M. le Baron de Zur-Lauben qui en a vu l’original ,pense qu’elles sont du fils du Landamne, qui s’appelloicaussi "Werner Steiner, & qui étoitné à Zoug en 1492. Cedernier, Prêtre & Protonotaire apostolique, fit en 15 19 l e

mariage avec Marguerite Zurcher , Jean Steiner, tué à la bataille de Mari-gnan en i;i; , avec son frere puîné, Michel Steiner , & Ulric Steiner , tuéen i?I2, au service du Pape, & Werner Steiner, Prêtre de Munster. Ontrouve tout ce détail généalogique dans le livre des Anniversaires de l’Eglised eSaint-Osuald, à Zoug.

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